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Statistiques, durabilité et gouvernance : pendant toute une semaine, ONU Tourisme accueille des réunions pour exposer les succès et conduire une réflexion stratégique

Statistiques, durabilité et gouvernance : pendant toute une semaine, ONU Tourisme accueille des réunions pour exposer les succès et conduire une réflexion stratégique

ONU Tourisme a tenu une semaine de réunions avec les diverses parties prenantes alors qu’elle consolide son autorité dans le domaine des statistiques et de la gestion du savoir à l’échelle mondiale.

En pleine transition du secteur du tourisme mondial vers la durabilité, les réunions au siège de l'Organisation à Madrid ont permis de faire avancer les travaux en faveur d'une gouvernance efficace et d'une mesure et d'un suivi harmonisés.

Des statistiques à l'appui de la durabilité

Le groupe d'experts sur la mesure de la durabilité du tourisme a tenu sa cinquième réunion, passant de la phase de conception technique du Cadre statistique approuvé par les Nations Unies qui constitue un succès majeur, à sa mise en application dans le monde. Ce cadre a été appuyé par la Commission de statistique des Nations Unies à sa cinquante-cinquième session. C'est le premier exemple sectoriel de statistiques allant au-delà du PIB en intégrant les données de l'ensemble des dimensions économique, environnementale et sociale, de l'échelon mondial à l'échelon local. À Madrid, le groupe d'experts, qui se compose de représentants de ministères, de bureaux nationaux de statistique, d'organisations internationales et régionales, d'autorités infranationales, de centres universitaires et du secteur privé, a exploré le potentiel d'un ensemble commun d'indicateurs pour l'établissement des rapports internationaux sur les impacts du secteur en matière de durabilité.

Le Comité des statistiques d'ONU Tourisme a fêté son vingtième anniversaire et a rendu hommage au rôle de chef de file de l'Autriche et de l'Espagne en tant que co-Présidents du Comité au cours du mandat écoulé, et de l'Arabie saoudite et des Seychelles comme Vice-Présidents. Le Comité a dressé le bilan des succès obtenus à ce jour et s'est livré à une réflexion sur l'avenir des statistiques du tourisme. Des représentants de haut rang de 21 pays de toutes les régions du monde, de même que d'organisations internationales et régionales, de centres universitaires, d'autorités infranationales et du secteur privé, ont fait part de leurs expériences et de leur vision de l'avenir en ce qui concerne le développement des systèmes de statistiques du tourisme. De plus, les délégués ont été informés de la nouvelle base de données d'ONU Tourisme sur les emplois touristiques, fruit d'une collaboration avec l'Organisation internationale du Travail (OIT).

Lancement historique de l'initiative sur les questions d'ESG dans le secteur du tourisme

En partenariat avec SDG Impact Lab de l'université d'Oxford et avec le soutien généreux d'easyJet holidays, ONU Tourisme est en train de mettre au point le premier cadre harmonisé sur les questions d'environnement, de société et de gouvernance (ESG) conçu sur mesure spécifiquement pour le secteur. C'est au siège à Madrid qu'a été donné le coup d'envoi du Cadre sur les questions d'ESG pour les entreprises touristiques, rassemblant plus de 45 éminents spécialistes des questions d'ESG du monde entier. Les participants ont débattu des composantes essentielles du Cadre et soumis des propositions d'aspects cruciaux à traiter.

Pour la suite, ONU Tourisme créera un groupe consultatif sur les questions d'ESG et soumettra un projet de mandat au Conseil exécutif d'ONU Tourisme pour approbation.

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À Bahreïn, le Forum mondial sur le tourisme de gastronomie sera axé sur la diversification économique et l’inclusion

À Bahreïn, le Forum mondial sur le tourisme de gastronomie sera axé sur la diversification économique et l’inclusion

Le neuvième Forum mondial d’ONU Tourisme sur le tourisme de gastronomie se tiendra à Manama (Bahreïn), les 18-19 novembre, sur le thème « Le tourisme de gastronomie, moteur de la diversification économique et de l’inclusion ».

Ce sera la première fois que le Forum se tient au Moyen-Orient. Il rassemblera des dirigeants mondiaux, des décideurs, des experts du secteur et des chefs réputés et soulignera la force transformatrice du tourisme de gastronomie, capable de faire progresser la résilience économique, l'inclusivité, la durabilité et d'aider les destinations à bâtir une image solide.

Des chefs de renom aux côtés des dirigeants du secteur

Coorganisé avec le Basque Culinary Center (BCC) et accueilli par le Royaume de Bahreïn, le Forum réunira les Ministres du tourisme du Moyen-Orient et du reste du monde, des chefs reconnus comme la Cheffe Alejandra Espinoza de Somos Restaurant (Équateur) et le Chef Rudolf Stefan de Konoba Pelegrini (Croatie), et des personnalités telles que Tim Brooke-Webb, Directeur général de '50 Best'. Le Forum doit servir de tremplin pour les chefs dans le monde entier et favoriser un dialogue mondial qui érige la gastronomie en force culturelle, économique et créative fondamentale.

Le Forum mettra en lumière d'importantes initiatives pour valoriser l'origine et la qualité des produits, comme celle « De la ferme à la table » en Jordanie, offrant un exemple de tourisme culinaire durable, ou encore le Collège Culinaire de France, reconnu pour son action de promotion de la restauration de qualité et son soutien aux artisans qui défendent le savoir-faire traditionnel. Sera également représenté Grupo Sagardi, d'Espagne, grand groupe hôtelier qui va plonger dans les racines gastronomiques pour proposer des expériences culinaires authentiques et de grande qualité.

Dans le prolongement des discussions sur la mise à profit du patrimoine culturel immatériel, le Forum explorera des thèmes importants comme la propriété intellectuelle et la marque pour renforcer la stratégie de marque de la destination, la préservation du patrimoine culinaire et de la biodiversité, ainsi que la promotion d'expériences culturelles authentiques et immersives mobilisant toute la chaîne de valeur du tourisme de gastronomie. Des experts de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), du mouvement mondial Slow Food et de 'Creative Tourism Network' traiteront ces sujets.

Gaspillage alimentaire et innovation, thèmes centraux pour la durabilité

La durabilité restera au cœur des débats, avec des discussions consacrées à la réduction du gaspillage alimentaire, à l'intégration des principes de l'économie circulaire et à la promotion de l'approvisionnement local. La masterclass animée par LightBlue Consulting (Thaïlande) étudiera les solutions circulaires pour réduire le gaspillage alimentaire et sera suivie d'une séance à laquelle participeront la célèbre Cheffe Leyla Fathallah (Émirats arabes unis), plaidant pour le PNUE la cause de la réduction du gaspillage alimentaire dans le cadre de la campagne « La recette du changement », le Coordonnateur du programme tourisme durable du réseau One Planet (PNUE) et Ehfaaz (Émirats arabes unis), start-up de l'économie circulaire spécialisée dans le recyclage en circuit fermé.

L'innovation sera un autre grand pilier du Forum. Meta animera une masterclass sur l'impact des réseaux sociaux et de la technologie pour le renouveau du tourisme de gastronomie. Il y aura aussi une table ronde sur les moyens de bâtir l'image d'une destination autour de la gastronomie. De plus, le Forum accueillera la finale du quatrième Concours mondial d'ONU Tourisme de start-up de tourisme de gastronomie. Des start-up du monde entier viendront présenter des solutions innovantes pour relever les défis qui se posent dans le secteur du tourisme de gastronomie.

Des démonstrations de cuisine en direct seront proposées par des chefs bahreïniens pour offrir aux participants une expérience immersive au cœur des traditions culinaires de Bahreïn. De plus, des activités parallèles seront organisées pour faire découvrir la richesse du patrimoine culturel et historique du pays.

La période pour s'inscrire est ouverte jusqu'au 31 octobre 2024.

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Journée mondiale du tourisme 2024 : le tourisme au service de la paix, message diffusé dans le monde entier

Journée mondiale du tourisme 2024 : le tourisme au service de la paix, message diffusé dans le monde entier

Le tourisme a assurément un rôle irremplaçable de pilier de la paix et de la compréhension. Pour la Journée mondiale du tourisme 2024, ONU Tourisme a rassemblé les dirigeants du secteur de toutes les régions du monde autour d’une vision de l’avenir et d’un engagement communs : bâtir un « secteur du tourisme soucieux de favoriser la paix », eu égard à la capacité qu’il possède de tendre des passerelles et d’être un facteur d’entente.

Les célébrations officielles à Tbilissi (Géorgie) ont réuni près de 500 participants de 51 pays, dont 13 Ministres du tourisme. Signe de son profond attachement à cette Journée et au thème retenu « Paix et tourisme », le pays hôte était représenté par le Premier Ministre Irakli Kobakhidze et sept autres ministres du Gouvernement, illustrant bien l'importance transversale du secteur.

Dans son allocution de bienvenue, le Secrétaire général d'ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a souligné que « sans la paix, il n'y a pas de tourisme », en ajoutant : « Je vous invite à aider à bâtir un secteur du tourisme soucieux de favoriser la paix, jouant un rôle clé pour construire la paix et mettre fin aux conflits, en donnant aux acteurs du tourisme les moyens de concrétiser ce potentiel, en promouvant l'enseignement du tourisme comme faisant partie de l'éducation à la paix et en rattachant le tourisme à d'autres initiatives de consolidation de la paix. »

Sans la paix, il n'y a pas de tourisme

Le tourisme comme trait d'union

Les célébrations officielles de la Journée mondiale du tourisme 2024 sur le thème « Le tourisme et la paix » ont exploré ce que cela signifie dans la pratique au cours d'un débat ministériel. Les Ministres de la Géorgie, de l'Ouzbékistan, de la Sierra Leone et de Bahreïn ont exposé en quoi la paix et la sécurité constituent les fondements de la prospérité, citant des exemples de leur pays et tirés de leurs propres expériences de voyage pour illustrer la manière dont le tourisme met en relation les peuples et favorise la compréhension. On retiendra essentiellement le rôle important du tourisme pour combattre la désinformation et la méfiance ainsi que le besoin capital de veiller à ce que les bienfaits du tourisme soient répartis d'une manière juste et égale dans l'ensemble des sociétés.

Pour compléter le point de vue du secteur public, la table ronde du secteur privé a exploré le potentiel et la responsabilité des acteurs privés, les moyens d'exploiter leurs forces et leurs capacités pour promouvoir la paix et la stabilité grâce au tourisme, et les possibilités de travailler aux côtés des pouvoirs publics à la réalisation de ces objectifs fondamentaux. Et du point de vue de l'entrepreneuriat et de l'innovation numérique, les intervenants ont souligné le potentiel du tourisme de contribuer à la reconstruction après un conflit et à la résilience face à de futurs chocs.

Résumant les échanges, le Ministre du tourisme de Jamaïque, Edmund Bartlett, a expliqué : « Le tourisme accueille les différences et salue les ressemblances. Le tourisme intègre autant qu'il imprègne. C'est l'essence de la capacité qu'a le tourisme d'être un vecteur de la paix. »

Investir en faveur du tourisme, c'est investir en faveur de la paix

La Directrice exécutive d'ONU Tourisme, Natalia Bayona, a expliqué que les investissements allant au tourisme sont importants aussi bien pour la croissance que pour la paix et pour offrir des débouchés : « On a constaté à maintes reprises la capacité qu'a le tourisme de transformer les régions sortant d'un conflit, d'être un secteur pourvoyeur d'emplois et encourageant l'activité entrepreneuriale. Le secteur privé doit rester attaché à mobiliser ses ressources au service de la paix et de la création d'opportunités dans les régions émergentes et vulnérables. »

ONU Tourisme a rendu public, pour la Journée mondiale du tourisme, le tout dernier guide en date de sa série toujours plus complète de Lignes directrices pour l'investissement « Tourism Doing Business : investir en Géorgie » qui met en lumière l'immense potentiel du pays comme destination d'investissement. La Géorgie a connu un taux de croissance moyen de 5 % de son PIB au cours de la dernière décennie et les investissements étrangers directs (IED) injectés dans le pays ont grimpé à 2,3 milliards d'USD en 2022, le plus haut niveau jamais enregistré. En dépit d'un environnement international difficile, en 2023 les flux d'IED se sont élevés à 1,9 milliard d'USD.

Le guide énonce aussi les principaux facteurs qui font de la Géorgie et de son secteur du tourisme en plein essor une destination intéressante pour les investisseurs internationaux, notamment :

  • Combinaison de ressources naturelles de toute beauté et d'un patrimoine culturel d'une grande richesse, avec plus de 12 000 monuments historiques et quatre sites du patrimoine mondial de l'UNESCO
  • Forte croissance des secteurs de l'hôtellerie et de l'immobilier. En 2023, la Géorgie a reçu 6,2 millions de visiteurs internationaux et enregistré 4,1 milliards d'USD de recettes. Expansion des hôtels de marques internationales et vigueur du marché de l'immobilier, attirant plus de 500 millions d'USD au titre des IED ces dernières années.
  • Transparence et efficacité réglementaire. Réformes économiques, comme l'Accord d'association et Zone de libre-échange approfondi et complet avec l'UE, de même que l'obtention récente du statut de candidat à l'adhésion à l'UE.
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Unis pour la paix : déclaration du Comité mondial d’éthique du tourisme à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme 2024

Unis pour la paix : déclaration du Comité mondial d’éthique du tourisme à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme 2024

World Committe on Tourism Ethics

Le Comité mondial d’éthique du tourisme salue le thème retenu par l’Organisation mondiale du tourisme (ONU Tourisme) pour célébrer la Journée mondiale du tourisme 2024 : « Le tourisme et la paix ». Ce thème tombe à point nommé compte tenu du climat mondial actuel marqué par les conflits et les divisions.

Le Comité réaffirme le rôle vital du tourisme pour promouvoir la paix, la compréhension mutuelle et l’amitié entre les peuples du monde entier. Il souligne par ailleurs que le tourisme doit toujours nous rappeler l’importance du dialogue, de la paix, de la tolérance et des interactions mutuellement bénéfiques entre les peuples et entre les pays.

Rappelant la déclaration du Secrétaire général des Nations Unies selon laquelle « édifier la paix implique une action consciente et ambitieuse, voire radicale », et guidé par l’esprit de l’article premier du Code mondial d’éthique du tourisme établi par ONU Tourisme, le Comité demande que tout soit mis en œuvre pour soutenir les négociations de paix dans les destinations touchées par des conflits, et ce dans le respect des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies.

Le Comité mondial d’éthique du tourisme est un organe impartial qui rend compte directement à l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme (ONU Tourisme). Il est chargé d’interpréter, de faire appliquer et d’évaluer les dispositions du Code mondial d’éthique du tourisme établi par ONU Tourisme, de promouvoir les principes éthiques qui y sont énoncés et de contrôler leur application pratique par le secteur privé, notamment en ce qui concerne le droit au tourisme. Pour rédiger la déclaration ci-dessus, le Comité s’est réuni sous une présidence intérimaire et avec une nouvelle composition.

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ONU Tourisme invite le G20 à prendre la tête de la transformation du secteur

ONU Tourisme invite le G20 à prendre la tête de la transformation du secteur

Les économies du G20 doivent être en première ligne des efforts pour que le tourisme exprime son immense potentiel de contribuer à un avenir plus juste et plus durable, pour les populations et pour la planète.

À la réunion des ministres du tourisme des économies du G20 à Belém (Brésil), le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a fait observer que le secteur est en bonne voie pour retrouver complètement ses niveaux d’avant la pandémie d’ici la fin de l’année. Il faut donc tourner maintenant le regard vers l’avenir, en faisant porter l’effort sur l’autonomisation et l’inclusion des communautés locales, la lutte contre les changements climatiques et la promotion de l’impact net positif pour la nature et la circularité.

Le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « Le tourisme dépend fortement de la biodiversité, de la stabilité climatique et des ressources naturelles. Accélérer l’action climatique dans le tourisme est d’une importance cruciale pour la résilience du secteur et des communautés réceptrices. » Il a applaudi, dans ce contexte, l’accent mis par la Présidence brésilienne du G20 sur l’inclusion et la durabilité.

Accélérer l’action climatique dans le tourisme est d’une importance cruciale pour la résilience du secteur et des communautés réceptrices

Dans son allocution de clôture, le Ministre du tourisme du Brésil, Celso Sabino, a expliqué : « La Déclaration de Belém consacre l’engagement collectif de promouvoir un tourisme plus durable, plus résilient et plus inclusif dans le monde. »

Changements climatiques, renforcement des compétences numériques et inclusion sont des facteurs déterminants pour l’avenir du tourisme

À la réunion du G20, ONU Tourisme a souligné l’importance vitale de l’éducation et de l’acquisition de compétences pour l’avenir du secteur et sa transformation. « Les données de l’OIT montrent qu’environ 880 000 emplois touristiques chaque année d’ici 2030 exigeront une formation spécialisée et 25 % des acteurs du tourisme signalent d’importantes pénuries de personnel qualifié, surtout dans le domaine du service à la clientèle et aux fonctions d’encadrement » a fait remarquer M. Pololikashvili.

Le Secrétaire général d’ONU Tourisme a également rappelé le rôle que peut jouer le tourisme au service du développement et s’est félicité de l’accent mis par le G20 sur le tourisme et le financement du développement.

« Dans de nombreux pays en développement, notamment les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, le tourisme est une source considérable d’emplois, de recettes en devises et de recettes fiscales. Or, le secteur reste relégué à une place accessoire en tant qu’instrument de développement, sachant que le total des fonds alloués au tourisme au titre de l’aide publique au développement reste inférieur à 0,25 % du total de l’APD », a-t-il déclaré.

Le Secrétaire général d’ONU Tourisme a exprimé ses remerciements et salué la Déclaration de Belém adoptée par les ministres du tourisme du G20, qui met en lumière le Cadre statistique de mesure de la durabilité du tourisme pour produire des données crédibles, comparables et intégrées sur l’impact économique, social et environnemental du tourisme, et la plateforme sur le tourisme dans le G20 et les ODD mise au point par le groupe sur le tourisme du G20 en collaboration avec ONU Tourisme.

Les économies du G20 sont des poids lourds du tourisme

Les économies du G20 représentent plus de 70 % du total des arrivées et des recettes du tourisme international dans le monde et 82 % du PIB touristique mondial. En 2023, le secteur a contribué directement à hauteur de 3,1 % du PIB du G20, de 5 % du total des exportations du G20 et de 23 % de toutes les exportations de services. 

Le tourisme international est revenu à 97 % de son niveau d’avant la pandémie dans les économies du G20 au cours des sept premiers mois 2024. Le PIB touristique direct du G20 enregistrait déjà en 2023 un rétablissement complet, à 2 800 milliards d’USD.

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ONU Tourisme aux côtés de la Présidence du G20 pour débattre de l’avenir des politiques et de la gouvernance du tourisme

ONU Tourisme aux côtés de la Présidence du G20 pour débattre de l’avenir des politiques et de la gouvernance du tourisme

ONU Tourisme a réuni les ministres des économies du G20 pour faire progresser les politiques du tourisme et transformer la gouvernance dans l’ensemble du secteur.

La manifestation parallèle s’est tenue la veille de la rencontre officielle des ministres du tourisme du G20, plaidant en faveur d’une nouvelle conception des politiques et de la gouvernance du tourisme mettant au centre la population et la planète. À cette réunion se tenant dans le cadre de la Présidence brésilienne du G20, les représentants de haut rang d’Arabie saoudite, d’Azerbaïdjan, du Canada, du Chili, d’Espagne, des États-Unis d’Amérique, d’Inde, d’Indonésie et de Jamaïque, ainsi que de la Banque interaméricaine de développement, ont rappelé l’importance et l’impact positifs du tourisme dans l’économie et la société et la capacité qu’il possède de contribuer aux objectifs de développement durable (ODD) et à la réduction des inégalités entre les pays et à l’intérieur des pays.

Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a loué le choix de la Présidence brésilienne du G20 de mettre l’accent sur l’inclusion et la durabilité, déclarant que « si les défis à relever sont immenses, les possibilités offertes par le tourisme le sont tout autant, car il n’a pas d’équivalent pour créer des emplois et rapprocher les personnes. Or, pour vraiment transformer notre secteur, nous avons besoin de nouvelles politiques et de nouveaux modèles de gouvernance. Nous devons placer les populations et l’environnement au cœur de notre action et nous avons besoin d’une coordination plus solide de l’ensemble de l’administration et parmi les acteurs nationaux et locaux. »

Nous devons placer les populations et l’environnement au cœur de notre action et nous avons besoin d’une coordination plus solide de l’ensemble de l’administration et parmi les acteurs nationaux et locaux

Le Ministre du tourisme du Brésil, Celso Sabino, a déclaré pour sa part : « ONU Tourisme tient ici, à Belém, un débat essentiel pour le secteur du tourisme, mais aussi pour notre planète. La durabilité représente une priorité du Gouvernement du Président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, et le tourisme, lorsqu’il est développé d’une manière responsable, en protégeant l’environnement, la culture et l’histoire, est le meilleur vecteur de prospérité pour le progrès des nations. Le Brésil a pris la tête de ce débat aussi urgent que nécessaire. Nous sommes très heureux d’accueillir le G20 du tourisme ici, au cœur de l’Amazonie, dans la capitale du Pará. »

Les ministres du G20 tracent la voie à suivre pour le tourisme

En cette période marquée par quantité de défis dans le monde, les participants ont convenu que la croissance du secteur s’accompagne de plus en plus d’externalités aux multiples facettes qui exigent de repenser la planification et la gestion du tourisme. L’essentiel à retenir est notamment le besoin urgent :

  • D’un nouveau mode de gouvernance s’appuyant sur la consultation régulière et l’inclusion des résidents, une coordination resserrée entre tous les organismes gouvernementaux et parmi les autorités nationales et locales et avec le secteur privé ;
  • De politiques ciblées en matière de genre, d’inclusion sociale, de travail décent, de changements climatiques, de circularité, d’impact net positif pour la nature et de développement régional dans tous les pans du tourisme ;
  • D’améliorer la mesure de l’impact du tourisme aux échelons national et local dans ses trois dimensions – économique, sociale et environnementale. Les participants se sont félicités de l’approbation récente par les Nations Unies du Cadre statistique de mesure de la durabilité du tourisme.

Les économies du G20, poids lourds du tourisme

Les économies du G20 représentent plus de 70 % du total des arrivées et des recettes du tourisme international dans le monde et 82 % du PIB du tourisme à l’échelle mondiale. En 2023, le secteur a contribué directement à hauteur de 3,1 % du PIB du G20 (2 800 milliards d’USD), de 5 % du total des exportations du G20 et de 23 % de toutes les exportations de services du G20 (1 300 milliards d’USD).

En 2023, les économies du G20 ont reçu 900 millions d’arrivées de touristes internationaux. Au cours des sept premiers mois 2024, les arrivées de touristes internationaux dans le G20 ont atteint 97 % de leur niveau d’avant la pandémie. Des pays tels que l’Arabie saoudite (+73 %), la Türkiye (+15 %), l’Espagne (+11 %), le Japon (+7 %) et le Brésil (+1 %) arrivent en tête de la croissance, dépassant déjà leurs niveaux de 2019.

Les intervenants lors de la manifestation parallèle d’ONU Tourisme ont été : M. Kanan Gasimov, Directeur de l’Administration, Agence nationale du tourisme d’Azerbaïdjan, S.E. Soraya Martinez Ferrada, Ministre du tourisme du Canada, S.E. Verónica Pardo, Sous-Secrétaire d’État au tourisme du Chili, S.E. Gajendra Singh Shekhawat, Ministre du tourisme de l’Inde, S.E. Martini M. Paham, Ministre adjointe aux ressources humaines et aux institutions du Ministère du tourisme et de l’économie créative d’Indonésie, S.E. Edmund Bartlett, Ministre du tourisme de la Jamaïque, S.E. Sultan AlMusallam, Vice-Ministre du tourisme d’Arabie saoudite, S.E. Jordi Hereu Boher, Ministre de l’industrie et du tourisme d’Espagne, S.E. Alex Lasry, Sous-Secrétaire d’État adjoint aux voyages et au tourisme des États-Unis d’Amérique, et Pedro Martel, Chef de la division Environnement, développement rural et gestion des risques de catastrophe à la Banque interaméricaine de développement (BID).

 

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Les arrivées de touristes internationaux atteignent 96 % de leur niveau d’avant la pandémie au cours de la période allant jusqu’en juillet 2024

Les arrivées de touristes internationaux atteignent 96 % de leur niveau d’avant la pandémie au cours de la période allant jusqu’en juillet 2024

Le tourisme international est revenu à 96 % de son niveau d’avant la pandémie au cours des sept premiers mois de l’année (jusqu’en juillet 2024), grâce à la vigueur de la demande en Europe et à la réouverture des marchés d’Asie-Pacifique.

D’après le dernier numéro en date du Baromètre du tourisme mondial établi par ONU Tourisme, environ 790 millions de touristes ont voyagé à l’étranger au cours des sept premiers mois 2024, soit approximativement 11 % de plus qu’en 2023 et seulement 4 % de moins qu’en 2019. Les données font apparaître un début d’année dynamique, suivi d’un deuxième trimestre plus modeste. Les résultats sont conformes aux prévisions d’ONU Tourisme tablant sur un rétablissement complet des arrivées internationales en 2024, malgré les risques économiques et géopolitiques actuels.

Le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « Le tourisme international est sur la voie d’un rétablissement complet après la crise la plus grave de l’histoire du secteur. La reprise actuelle, en dépit des divers défis économiques et géopolitiques, traduit la forte demande de voyages internationaux de même que l’efficacité des mesures pour développer les liaisons aériennes et assouplir les restrictions en matière de visas. Cette reprise souligne également le besoin croissant de planifier et de gérer le tourisme en tenant compte de ses impacts pour les populations, de sorte que ses immenses retombées socioéconomiques s’accompagnent de politiques inclusives et durables. »

Le Moyen-Orient reste en tête de la reprise

La reprise actuelle, en dépit des divers défis économiques et géopolitiques, traduit la forte demande de voyages internationaux de même que l’efficacité des mesures pour développer les liaisons aériennes et assouplir les restrictions en matière de visas

Alors que l’amélioration de la connectivité aérienne et la facilitation des visas sous-tendent la reprise des voyages internationaux, les données montrent que toutes les régions du monde connaissent à ce jour une année solide :

  • Le Moyen-Orient reste la région en plus forte croissance en termes relatifs, avec des arrivées internationales supérieures de 26 % à leurs niveaux de 2019 au cours des sept premiers mois 2024.
  • L’Afrique a reçu 7 % de touristes en plus que pendant la même période en 2019.
  • L’Europe et les Amériques ont retrouvé 99 % et 97 %, respectivement, de leurs niveaux d’arrivées d’avant la pandémie au cours de ces sept mois.
  • L’Asie-Pacifique enregistre un nombre de touristes se situant à 82 % des chiffres d’avant la pandémie (-18 % par rapport à 2019) et atteignant 85 % en juin et 86 % en juillet.

Sur 120 destinations dans le monde, un total de 67 ont retrouvé au cours du premier semestre 2024 leurs niveaux d’arrivées de 2019, d’après les pays qui communiquent des données mensuelles ou trimestrielles. Les meilleures performances de janvier à juillet 2024 ont été, entre autres, celles du Qatar (+147 % comparé à 2019) où les arrivées ont plus que doublé, de l’Albanie (+93 %), El Salvador (+81 %), l’Arabie saoudite (+73 %), la République de Moldova (+50 % jusqu’en juin) et la République-Unie de Tanzanie (+49 % jusqu’en juin).

Des chiffres encore meilleurs pour les recettes et les dépenses

S’agissant des recettes du tourisme international, 47 pays sur les 63 pour lesquels des données sont disponibles ont retrouvé les chiffres d’avant la pandémie au cours des six premiers mois 2024, nombre d’entre eux affichant une vigoureuse croissance à deux chiffres par rapport à 2019 (en monnaie locale et à prix courants). Sont arrivées en tête pour la période allant jusqu’en juin ou juillet 2024 l’Albanie (+128 %) et la Serbie (+126 %) où les recettes ont plus que doublé (si on les compare à la même période en 2019), suivies du Tadjikistan (+85 %), du Pakistan (+76 %), du Monténégro (+70 %), de la Macédoine du Nord (+60 %) et du Portugal (+57 %). La Türkiye (+55 %) et la Colombie (+54 %) affichent aussi de solides résultats. Par ailleurs, il convient de signaler, sur la base des données du premier trimestre, la performance de l’Arabie saoudite (+207 %) et d’El Salvador (+168 %), qui enregistrent une croissance exceptionnelle par rapport au premier trimestre 2019.

Les données relatives aux dépenses du tourisme international traduisent une forte demande de voyages à l’étranger au cours de la période allant de janvier à juillet 2024, surtout en provenance de grands marchés émetteurs tels que les États-Unis d’Amérique (+32 %), l’Allemagne (+38 %) et le Royaume-Uni (+40 % jusqu’en mars), comparé à la même période en 2019. Ont également communiqué de fortes dépenses du tourisme émetteur l’Australie (+34 %), le Canada (+28 %) et l’Italie (+26 %), tous pendant la période jusqu’en juin 2024. Les données limitées en provenance de l’Inde montrent une hausse spectaculaire des dépenses de tourisme émetteur, en progression de 86 % au premier trimestre 2024 (par rapport au premier trimestre 2019).

Les données révisées pour 2023 montrent que les recettes d’exportation du tourisme international ont atteint 1 800 milliards d’USD (incluant les recettes et le transport de passagers), soit quasiment le même niveau qu’avant la pandémie (-1 % en termes réels par rapport à 2019). Le PIB direct du tourisme est revenu également à son niveau d’avant la pandémie en 2023, pour atteindre, selon les estimations, 3 400 milliards d’USD soit 3 % du PIB mondial. En 2019, la contribution directe du tourisme au PIB mondial a été de 4 %.

On attend une fin d’année 2024 positive malgré les défis qui perdurent

D’après l’indice de confiance établi par ONU Tourisme, les attentes sont positives pour la dernière partie de l’année, avec une note de 120 points pour la période allant de septembre à décembre 2024, mais qui est inférieure à celle de 130 pour la période de mai à août (sur une échelle de 0 à 200, où 100 est quand on pense qu’il y a autant de chances que la situation évolue dans un sens ou dans l’autre). Quelque 47 % des experts du tourisme qui participent à l’enquête sur les niveaux de confiance s’attendent à une amélioration de la performance du secteur au cours des quatre derniers mois 2024, 41 % tablent sur des résultats comparables et 11 % sur de moins bons résultats. C’est le signe d’une normalisation progressive de la performance touristique après une année 2023 solide.

Les experts citent l’inflation dans le secteur des voyages et du tourisme, et plus précisément les prix élevés de transport et d’hébergement, comme étant le principal défi, actuellement, pour la filière, de même que la situation économique mondiale, la pénurie de personnel et les phénomènes météorologiques extrêmes.

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La Conférence mondiale sur le tourisme œnologique célèbre le patrimoine et l’innovation

La Conférence mondiale sur le tourisme œnologique célèbre le patrimoine et l’innovation

Les experts du monde entier venus assister à la Conférence mondiale d’ONU Tourisme sur le tourisme œnologique ont souligné l’importance de sauvegarder le patrimoine tout en adoptant les innovations.

La huitième édition de la Conférence est une rencontre qui fera date pour l’Arménie comme pour l’œnotourisme mondial. Elle a rassemblé plus de 300 participants de plus de 25 pays et mis en évidence les facteurs clé indispensables pour accroître la contribution du tourisme œnologique au développement et à la cohésion territoriale, en soulignant la capacité qu’il possède de servir de catalyseur de la préservation des cultures, la création d’emplois et la croissance économique.

En accueillant les délégués, le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « La Conférence mondiale sur le tourisme œnologique est un rendez-vous privilégié pour mettre en commun les histoires, les coutumes et les rituels profondément ancrés dans l’histoire de la viticulture. Au-delà du vin, ces histoires nous parlent des populations, des terroirs et des cultures qui ont nourri ces traditions au fil des générations. Nous devons inclure ces traditions dans l’expérience de tourisme œnologique. »

Au-delà du vin, ces histoires nous parlent des populations, des terroirs et des cultures qui ont nourri ces traditions au fil des générations. Nous devons inclure ces traditions dans l’expérience de tourisme œnologique

Le Ministre de l’économie de la République d’Arménie, Gevorg Papoyan, a expliqué l’importance de l’œnotourisme dans le pays. En Arménie, c’est un secteur en pleine expansion, pourvoyeur d’emplois et d’activité pour les entreprises, en particulier dans les zones rurales, tout en protégeant un patrimoine remontant à plus de 6 000 ans.

« Du patrimoine dans chaque bouteille »

Les discussions ont mis en relief la demande croissante d’expériences touristiques proposant aux visiteurs non seulement des dégustations de vins, mais aussi de nouer des liens avec la population et les lieux d’origine de ces vins. Les participants ont analysé les moyens d’allier l’innovation au patrimoine culturel lors de séances consacrées à la mise en récit (storytelling), la transformation numérique, la création d’itinéraires du vin, le commerce électronique et la connaissance de l’évolution des préférences des consommateurs et de la génération Z.

La Conférence a souligné également l’importance de l’éducation et de la formation au tourisme œnologique, en mettant en relief la nécessité de doter les professionnels de compétences pratiques, mais aussi d’assurer la collaboration entre les acteurs de la filière, qui est essentielle pour fédérer autour d’une vision commune et maximiser les retombées pour les destinations d’œnotourisme. La lutte contre les changements climatiques et l’adoption de pratiques durables ont été des thèmes importants et les participants ont évoqué le besoin de directives claires et de compétences pour permettre la viabilité à long terme des destinations de tourisme œnologique.

La Conférence a montré l’essor considérable du tourisme œnologique en Arménie. Les viticulteurs arméniens ont présenté les expériences exceptionnelles d’œnotourisme qu’ils proposent, ancrées dans des traditions séculaires comme celles datant de 6 000 ans de la grotte Areni-1, et les exemples les plus récents et les plus modernes de vignobles que l’on trouve en Arménie.

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Comité du tourisme et de la durabilité d’ONU Tourisme : assurer une croissance responsable et positive pour la nature

Comité du tourisme et de la durabilité d’ONU Tourisme : assurer une croissance responsable et positive pour la nature

Le Comité a tenu une réunion de deux jours complets pour examiner et débattre des défis mondiaux pour le tourisme et des moyens de progresser sur la voie d’un développement plus durable, plus conforme à nos aspirations et plus résilient.

La dix-neuvième réunion du Comité du tourisme et de la durabilité a rassemblé les membres venus d'Afrique, d'Asie-Pacifique, d'Europe et des Amériques. Un total de 140 décideurs et experts de renom ont réfléchi aux moyens de concilier la croissance et la prospérité avec l'inclusivité et la durabilité. Durant deux jours, des séances thématiques spéciales ont permis d'aborder les problématiques clé pour la durabilité alors que le secteur poursuit son essor, et que l'on s'attend à enregistrer d'ici 2030 un total annuel de 35 milliards de voyages de visiteurs internes, de la journée et internationaux.

La Directrice exécutive d'ONU Tourisme Zoritsa Urosevic a souligné l'importance de la réunion, en faisant observer que « C'est la première fois que le Comité se réunit pendant deux jours pour se livrer à un travail de réflexion et à une discussion approfondie sur les sujets stratégiques pour que les priorités du tourisme mondial reposent sur des données scientifiques et en assurent la durabilité et la résilience future. »

Le Ministre du tourisme du Costa Rica, William Rodríguez, a ajouté : « C'est un honneur pour le Costa Rica de recevoir les représentants du Comité du tourisme et de la durabilité d'ONU Tourisme. Diriger le débat sur des questions aussi importantes pour l'avenir des pays membres des points de vue environnemental, social et économique est une lourde responsabilité, toujours dans l'optique de suivre un modèle durable, inclusif et innovant de gestion, ainsi que le défend notre pays. »

Des interventions collectives et cohérentes

Le Comité du tourisme et de la durabilité a mis en lumière les principaux défis auxquels est confronté le tourisme aujourd'hui en matière de durabilité, en s'appuyant sur le savoir-faire des experts et des membres du Comité sous la direction du Costa Rica. Les discussions se sont déroulées dans le cadre de cinq séances thématiques :

  • L'avenir du tourisme : le Comité a évoqué l'équilibre crucial entre la croissance et la durabilité dans le secteur du tourisme, en insistant sur l'importance de favoriser le bien-être et la prospérité des communautés locales. Les discussions ont porté sur les évolutions nécessaires pour assurer un tourisme porteur de croissance économique et d'enrichissement culturel tout en naviguant à travers les défis d'un monde en mutation rapide.
  • Action climatique et circularité : en amont de la COP29, les participants se sont félicités de la communication par ONU Tourisme que le tourisme figurera, pour la première fois, dans le programme d'action de la conférence sur le climat COP29. Les discussions ont aussi traité des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration de Glasgow, notamment la mesure et l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre liées au tourisme et l'adaptation aux impacts des changements climatiques, et ont permis d'explorer de futures mesures.
  • Tourisme positif pour la nature : les discussions ont réaffirmé l'engagement commun à l'appui des pratiques positives pour la nature, notamment la restauration et la protection des écosystèmes, et la place centrale de la nature dans les politiques touristiques. La séance a mis en relief les possibilités offertes par le tourisme positif pour la nature, particulièrement pour les destinations émergentes, dans le droit fil du travail de l'Alliance pour un tourisme positif pour la nature.
  • Allégations écologiques et certifications : le Comité a débattu des défis actuels et des discussions politiques importantes relatives aux systèmes de certification, particulièrement à la lumière des directives de la Commission européenne. Il a insisté sur l'importance de normes cohérentes, en étant conscient des particularités propres à chaque destination.

S'inspirer des bonnes pratiques dans le monde

Lors de la discussion de l'équilibre à trouver entre le développement de la destination, l'utilisation des ressources, la biodiversité et la sauvegarde du patrimoine culturel, le Comité du tourisme et de la durabilité a exposé plusieurs exemples de solutions positives en provenance de différentes destinations. L'indice de progrès social du Costa Rica a été cité dans le cadre des discussions pour faire en sorte que la croissance du tourisme soit compatible avec les principes d'une activité positive pour la nature et de la prospérité inclusive. Le Comité a évoqué les démarches entreprises aux Fidji pour transposer la loi sur les changements climatiques dans les politiques du tourisme et l'exploitation touristique. L'Islande a, pour sa part, aussi été présentée comme un exemple de gestion touristique intelligente capable de concilier la croissance avec le développement durable et la réduction de l'empreinte écologique du secteur.

Appel à l'action : rejoignez-nous à la COP16 et à la COP29

La réunion s'est conclue par un vigoureux appel à l'action, le Comité invitant instamment tous les pays à participer aux délibérations capitales qui se tiendront au niveau mondial. Les prochains rendez-vous de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (COP16) et de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29) seront décisifs pour l'intégration des stratégies touristiques aux programmes d'action plus larges relatifs à l'environnement et au climat. Ces conférences représentent une occasion cruciale d'aligner les efforts de notre secteur sur les objectifs mondiaux en matière de durabilité.

Le Comité invite les pays à s'unir lors de ces forums pour que le tourisme occupe un rôle central dans l'action en faveur d'un avenir durable, inclusif et résilient pour notre planète.

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ONU Tourisme et la FIA renforcent leur partenariat pour promouvoir un tourisme sportif durable

ONU Tourisme et la FIA renforcent leur partenariat pour promouvoir un tourisme sportif durable

ONU Tourisme et la Fédération internationale de l’automobile (FIA) s’associent pour promouvoir le tourisme sportif au niveau mondial.

Le nouveau protocole d'accord signé par les deux parties marque une avancée importante dans le partenariat qui unit les deux organisations. Il souligne l'engagement mutuel des parties à promouvoir des pratiques durables et à sensibiliser le public à l'impact positif du tourisme sportif sur les destinations. En combinant expertise et influence, le protocole d'accord vise à tirer parti de la puissance des événements sportifs de classe mondiale pour stimuler le tourisme, la croissance économique et le développement durable.

Notre partenariat avec la FIA, qui est un Membre affilié, est une étape cruciale dans la réalisation de ce potentiel

Le document a été signé par Mohammed Ben Sulayem, Président de la FIA, et Zurab Pololikashvili, Secrétaire général de ONU Tourisme, lors du Grand Prix de Formule 1 de Monza (Italie).

Le Secrétaire général de ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « La rencontre du sport et du tourisme recèle un immense potentiel pour le développement durable, la croissance économique et la promotion des échanges culturels. Notre partenariat avec la FIA, qui est un Membre affilié, est une étape cruciale dans la réalisation de ce potentiel. »

De son côté, le Président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a déclaré lors de la signature : « Ce partenariat avec ONU Tourisme témoigne de l'engagement inébranlable de la FIA en faveur du tourisme durable et de la responsabilité sociale. En alignant nos initiatives mondiales sur la mission d'ONU Tourisme, nous ne nous contentons pas de promouvoir les voyages responsables, nous établissons également de nouvelles références en matière de durabilité pour toutes les manifestations de la FIA. Notre engagement va au-delà du plaidoyer : nous mettons activement en œuvre des pratiques durables, nous éduquons les générations futures et nous impulsons des changements notables dans le monde du sport et du tourisme.

ONU Tourisme et la FIA : 40 ans de collaboration

Affiliée à ONU Tourisme depuis plus de 40 ans, la FIA est l'organisme chef de file dans le domaine du sport automobile mondial et du tourisme durable. Sous la direction de M. Ben Sulayem, la Fédération supervise certaines des courses automobiles les plus prestigieuses au monde, notamment celles de Formule 1, qui attirent des millions de spectateurs internationaux et contribuent considérablement au développement du tourisme dans les villes d'accueil.

En reconnaissance de ses contributions, le Président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a été nommé Ambassadeur du tourisme durable par ONU Tourisme, dans la catégorie « Sports ». Cette nomination témoigne des efforts déployés par M. Ben Sulayem pour intégrer la durabilité dans les événements et les activités de sport automobile, promouvoir des initiatives conformes aux objectifs de développement durable (ODD) et améliorer le paysage touristique mondial.

M. Ben Sulayem a déclaré : « Je suis honoré, au nom de la FIA, d'être nommé Ambassadeur du tourisme durable par ONU Tourisme. La FIA a été un précurseur en la matière dans les domaines du sport, de la mobilité et du tourisme. Avec nos partenaires à ONU Tourisme, je veillerai à ce que la Fédération continue à œuvrer à la mise en œuvre de solutions durables et essentielles pour tous. »

Tourisme sportif : un secteur qui compte de plus en plus

La collaboration entre ONU Tourisme et la FIA contribuera à mieux faire connaître le potentiel du tourisme sportif. Avec une valeur approximative de 609 milliards d'USD et un taux de croissance annuel de 17,5 %, il s'agit de l'un des secteurs du tourisme les plus florissants. Les secteurs du tourisme et du sport sont étroitement liés en raison de leur impact social et culturel et de leur rôle dans la diversification de l'économie et le développement social.

Alors que ONU Tourisme continue de promouvoir ce domaine dynamique, le 3e Congrès mondial du tourisme sportif (Madrid, Espagne, 28-29 novembre 2024) servira de tribune pour promouvoir les discussions en la matière. La FIA devrait jouer un rôle de premier plan, en apportant son expertise dans les débats sur la durabilité, le développement économique et la collaboration mondiale dans le domaine du tourisme sportif.

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À propos de la FIA

Fondée en 1904, avec des sièges à Paris et à Genève, la FIA est une organisation à but non lucratif. Elle rassemble 243 clubs automobiles et de sport automobile de 147 pays répartis sur les cinq continents. Ses clubs membres représentent des millions d’automobilistes, d’usagers de la route et de professionnels et bénévoles du sport automobile.

Dans le sport automobile, elle administre les règles et règlements de tous les sports internationaux à quatre roues, notamment le championnat du monde des rallyes de la FIA et les championnats régionaux de rallye, afin de garantir que les épreuves organisées aux quatre coins du monde sont équitables, bien réglementées et sûres. Dans le domaine de la mobilité, la FIA vise à garantir des systèmes de transport sûrs, abordables et propres pour tous. 

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