Conseil exécutif - 123e session

Les dirigeants publics et privés réunis pour façonner l’avenir du secteur du tourisme mondial ont insisté sur l’importance accrue de stimuler l’innovation et l’investissement.
Dans le droit fil du rôle de premier plan d’ONU Tourisme pour promouvoir ces deux socles fondamentaux du changement, le Forum mondial d’investissement et d’innovation a réuni les Ministres du tourisme et les principaux acteurs de la finance mondiale et du monde des entreprises. Aux côtés d’ONU Tourisme, le Forum a reçu le soutien du Ministère colombien du commerce, de l’industrie et du tourisme, ProColombia, Invest in Cartagena et de la Banque d’investissement pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Les discussions de haut niveau ont fait ressortir le besoin vital d’augmenter les investissements destinés au secteur tout en y injectant des idées et un élan nouveaux en encourageant l’innovation à tous les niveaux.
Le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a déclaré dans son allocution d’ouverture : « Il est urgent, et c’est aussi une chance qui se présente, de développer des destinations durables et inclusives qui soutiennent les économies locales, permettent l’autonomisation des populations et préservent leur patrimoine culturel inestimable. Ce Forum fait bien voir l’importance vitale des connexions, aussi bien entre les acteurs publics et privés qu’entre les pays, pour qu’il y ait davantage d’investissements allant au tourisme et pour accélérer la transformation numérique, en plaçant l’innovation au cœur de tout ce que nous entreprenons. »
Ce Forum fait bien voir l’importance vitale des connexions, aussi bien entre les acteurs publics et privés qu’entre les pays, pour qu’il y ait davantage d’investissements allant au tourisme et pour accélérer la transformation numérique, en plaçant l’innovation au cœur de tout ce que nous entreprenons
Dans un témoignage de soutien politique de haut niveau à l’action d’ONU Tourisme, le Président colombien Gustavo Petro a prononcé une allocution au Forum, dans laquelle il a souligné le rôle important joué par le secteur dans la diversification de l’économie du pays et la progression vers les objectifs liés à la durabilité. Il a expliqué que pour exploiter ce potentiel, « il faut des fonds, mais ce dont nous avons besoin, c’est d’innovation, et de beaucoup d’innovation. Cette innovation doit être axée sur la décarbonation des activités touristiques, intégralement. La Colombie peut remplacer ses recettes en devises du charbon et du pétrole dans une large mesure par celles du tourisme et c’est ainsi que nous avancerons. »
Le Ministre colombien du commerce, de l’industrie et du tourisme, Luis Carlos Reyes, a déclaré : « La cent vingt-deuxième session du Conseil exécutif d’ONU Tourisme est la preuve qu’en tant que pays, nous sommes capables d’unir nos efforts pour accueillir des événements de grande envergure. Ces trois journées ont été très productives. Nous avons montré au monde entier notre engagement en faveur du tourisme communautaire, durable et responsable sur le plan environnemental. Le tourisme peut être la clé de voûte des efforts de protection de la nature et nous nous réjouissons que les pays du Conseil partagent cet objectif. »
La Directrice exécutive d’ONU Tourisme, Natalia Bayona, a déclaré pour sa part : « Pour enclencher la vitesse supérieure, le tourisme a besoin de davantage d’investissements et d’innovation, qui peuvent ouvrir de nombreuses perspectives nouvelles pour l’activité d’entreprise, pour l’emploi et améliorer la résilience et l’inclusivité. L’exemple colombien montre avec éloquence à quel point il est payant d’investir dans le tourisme, en particulier pour les collectivités rurales, les femmes, les jeunes et les sociétés sortant d’un conflit. »
ONU Tourisme sert de trait d’union entre les gouvernements et les destinations et les investisseurs de toutes tailles. À Cartagena, le Forum a mis en lumière cette collaboration lors d’un Dialogue de dirigeants qui a porté sur le rôle des partenariats au service de la croissance et de la transformation du tourisme et réuni les Ministres et Vice-Ministres du tourisme de Bahreïn, Colombie, République dominicaine, Royaume d’Arabie saoudite et Zambie.
Le Forum a aussi fourni une plateforme pour accroître la coopération entre les différentes régions du monde. Les échanges de haut niveau se sont concentrés sur les stratégies d’investissement pour le tourisme, notamment l’importance croissante des zones franches, les instruments financiers et la réforme de la gouvernance, qui sont autant de leviers pour faire augmenter les niveaux des investissements étrangers directs (IED) dans le tourisme, dans la région des Amériques et à l’échelle mondiale.
Le pays hôte du Forum, la Colombie, est une destination de prédilection pour les investissements touristiques. Entre 2018 et 2023, 1 milliard d’USD a été investi dans des projets touristiques en Colombie, hissant le pays au deuxième rang pour les investissements touristiques dans toute la région de l’Amérique latine et des Caraïbes. Ces hauts niveaux d’investissement ont aussi permis de créer plus de 4 700 emplois dans le secteur au cours de la même période.
Afin d’exposer plus efficacement le fort potentiel du pays sur la scène mondiale, ONU Tourisme a présenté officiellement la version mise à jour des lignes directrices pour investir en Colombie ‘Tourism Doing Business’. Ce guide offre une vue d’ensemble complète de l’infrastructure et des systèmes d’investissement dans le pays, en signalant les opportunités de croissance, les possibles défis et les solutions pour y faire face. La Directrice exécutive d’ONU Tourisme Natalia Bayona a déclaré : « La Colombie, pays de la beauté, est riche de promesses pour les investisseurs. Son secteur du tourisme est l’un des plus vigoureux de toute la région et les nouveaux projets vont créer des milliers d’emplois supplémentaires et doper la croissance économique. »
Toujours à Cartagena, le rapport "Tourism Investment 2024: Global Greenfield Investment Trends in Tourism" sur les tendances des investissements en installations entièrement nouvelles dans le secteur du tourisme a été rendu public. Fruit d’une collaboration du Financial Times et d’ONU Tourisme, il dresse un tableau incomparable, à l’échelle mondiale, de l’orientation prise par le secteur, et notamment des nouvelles pistes de croissance et opportunités pour les investisseurs.
Outre l’énorme importance des investissements, le Forum a fait voir clairement le rôle essentiel que l’innovation est appelée à jouer pour façonner l’avenir du tourisme en contribuant à une croissance plus inclusive et plus résiliente. ONU Tourisme a braqué les projecteurs sur le vivier de talents que l’on trouve dans les Amériques en mettant à l’honneur les finalistes de son Défi de l’innovation dans des projets verts, coorganisé avec la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes. Plus de 500 jeunes entrepreneurs de plus de 20 pays de l’ensemble de la région de l’Amérique latine et des Caraïbes ont participé au Défi. Parmi eux, plus de 180 sont établis en Colombie. C’est Natoure, du Mexique, qui a remporté le Défi pour son innovation au service de la conservation de la nature.
Portant le regard vers l’avenir, la dernière table ronde a eu pour thème « Innovation et leadership ». Elle s’est penchée sur le rôle des jeunes générations dans la transformation du tourisme, en soulignant le besoin de permettre aux jeunes talents de s’épanouir aujourd’hui en leur offrant des possibilités d’éducation, de formation, de financement et de réseautage.
ONU Tourisme recherche des start-up et des scale-up porteuses de solutions pionnières capables de révolutionner le secteur du tourisme.
Le Défi mondial de l’intelligence artificielle vise à soutenir des projets qui utilisent les technologies numériques pour améliorer le tourisme, promouvoir la durabilité et favoriser la croissance économique. Les participants sont invités à contribuer à la transformation numérique, la durabilité, l’inclusivité et la gouvernance numérique dans une série de domaines clé, notamment : stratégies de marque et marketing ; destinations intelligentes et deep tech ; solutions extensibles dans le domaine éducatif ; efficience opérationnelle. Dans ces catégories, on cherche à stimuler les innovations propres à rendre les destinations plus attrayantes, optimiser la gestion des ressources et créer des expériences touristiques intelligentes à impact.
Le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « L’innovation est un moteur essentiel pour l’avenir du tourisme. Ce défi représente une chance fabuleuse de donner libre cours à la créativité, à l’appui d’une croissance durable et inclusive du secteur du tourisme. Nous avons hâte de connaître les solutions novatrices que cette initiative mondiale permettra de faire émerger. »
Ce défi représente une chance fabuleuse de donner libre cours à la créativité, à l’appui d’une croissance durable et inclusive du secteur du tourisme
La Directrice exécutive d’ONU Tourisme Natalia Bayona a ajouté : « L’intelligence artificielle devrait apporter de 15 700 à 19 900 milliards d’USD à l’économie mondiale d’ici 2030, et l’IA générative à elle seule de 2 600 à 4 400 milliards d’USD par an. C’est une force transformatrice : l’IA est l’avenir du tourisme – un avenir du tourisme qui commence aujourd’hui et qui est intelligent, efficient et durable. »
Le Défi bénéficie du soutien d’importants partenaires tels que SPARK, le centre d’innovation de Les Roches (groupe Sommet Education), Unicoin, cryptomonnaie officielle de Unicorn Hunters, et Amadeus et son capital-risque pour les entreprises de technologie.
Le Défi est ouvert aux individus, équipes et entreprises du monde entier. Les candidats devront remettre une proposition détaillée exposant leur solution innovante, son impact potentiel sur le secteur du tourisme et un plan d’application. Les propositions seront évaluées en fonction de leur créativité, faisabilité et extensibilité. La période pour le dépôt des candidatures est ouverte jusqu’au 31 mars 2025. Les finalistes auront la possibilité d’avoir un créneau de « pitch » à la Journée de démo d’ONU Tourisme ‘Tourism Tech Adventures’, d’ici la fin 2025.
Les gagnants recevront du soutien pour développer et mettre en œuvre leurs projets et des conseils de dirigeants et d’experts du secteur en matière d’innovation numérique pendant une période d’incubation de deux mois au ‘SPARK Innovation sphere’. Ils se verront offrir, en outre, la possibilité de présenter leurs projets lors de conférences et de grands rendez-vous internationaux du tourisme, pour gagner en notoriété mondialement et avoir accès à un vaste réseau de professionnels du tourisme et d’investisseurs potentiels.
Si vous êtes intéressé, vous pourrez trouver de plus amples informations, découvrir les autres avantages et soumettre votre candidature sur le site Web officiel du Défi.
Depuis 2018, ONU Tourisme a lancé 32 défis d’innovation et concours de start-up couvrant plus de 150 pays à travers le monde. Avec plus de 20 000 participants, près de 400 start-up repérées de tout premier ordre et plus de 2 milliards d’USD de financements, ONU Tourisme poursuit son action pour favoriser la transformation numérique et l’innovation, à l’appui de la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) énoncés par les Nations Unies. Le tourisme est un levier de transformation positive et de développement économique inclusif.
Le troisième Congrès mondial de tourisme sportif se tiendra les 28 et 29 novembre dans le stade mythique Santiago Bernabéu de Madrid (Espagne).
Organisé par ONU Tourisme en collaboration avec les autorités de la Région de Madrid, avec le soutien de Visit Nayarit et de Turkish Airlines, le Congrès réunira des personnalités en vue du milieu du tourisme sportif le temps de deux journées qui seront consacrées à la discussion d’analyses et de stratégies innovantes et à l’échange de savoir.
Le Congrès, qui aura pour thème cette année « Sport et tourisme : des retombées durables pour les destinations », convertira Madrid en centre mondial du tourisme sportif. Sont attendus des Ministres, responsables de haut rang, experts du secteur, acteurs clé et parties prenantes afin d’explorer le rôle du tourisme sportif comme moteur de croissance durable et de développement.
UN Tourism is proud to lead this dialogue in Madrid, a city and region at the forefront of sports tourism innovation. Together, we will advance the conversation on how this growing field can drive positive change
De grandes personnalités du monde du sport participeront au Congrès, dont le volleyeur brésilien Gilberto Godoy, Ambassadeur d’ONU Tourisme pour le tourisme sportif et médaillé olympique, ou encore Gabriela Szabo, coureuse roumaine de fond et demi-fond elle aussi médaillée olympique et ancienne Ministre de la jeunesse et des sports. Il y a aura également une intervention de la nageuse et médaillée paralympique Teresa Perales, pour assurer une diversité de vues sur le rôle de l’inclusivité et de l’accessibilité dans le domaine du tourisme sportif.
Les débats thématiques porteront sur la prise en compte du tourisme sportif dans les priorités d’action des pouvoirs publics, l’optimisation des stratégies de parrainage et la production de retombées durables par-delà l’infrastructure. Parmi les sujets qui seront traités, on peut citer les impacts économiques du tourisme sportif, les stratégies de marque des destinations, les connexions avec la santé et le bien-être ou encore les meilleures pratiques pour recevoir des manifestations sportives à impact.
En amont de la rencontre, le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « Le Congrès de cette année traduit notre engagement de mettre à profit le tourisme sportif comme catalyseur du développement durable. En rassemblant les dirigeants publics et privés, nous voulons créer des synergies qui produisent des retombées durables sur les destinations à l’échelle mondiale. ONU Tourisme est fière de conduire ce dialogue à Madrid, une ville et une région qui sont à la pointe de l’innovation dans le domaine du tourisme sportif. Ensemble, nous verrons comment ce secteur en plein essor peut être porteur de changement positif. »
Le Conseiller à la culture, au tourisme et aux sports du gouvernement de la Région de Madrid, Mariano de Paco Serrano, a ajouté : « La tenue de cette troisième édition du Congrès montre notamment que le sport fait partie intégrante de notre société et de notre vie – et pas seulement en termes de pratique d’une activité physique ou pour véhiculer des valeurs, mais aussi comme composante importante de notre temps de loisir. Voyager pour participer ou assister à une rencontre sportive de tout un éventail de disciplines a l’avantage d’associer à la dimension sportive une expérience de découverte de cultures différentes et d’autres manières de voir et de vivre, ce qui est enrichissant et favorise l’ouverture d’esprit. Recevoir le Congrès dans la région de Madrid est une excellente occasion de présenter tout le potentiel de la région sur les plans sportif, touristique et culturel. »
La table ronde ‘Racing to the Top: Formula 1 Driving Tourism Destination Development’ (La Formule 1 comme moteur du développement des destinations touristiques) est un des moments forts du Congrès. Les représentants des principaux circuits et la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA) débattront du profond impact de l’organisation d’un Grand Prix de Formule 1 sur le tourisme, l’infrastructure et la notoriété mondiale. En mettant en commun leurs expériences et leurs analyses, les intervenants illustreront la contribution des circuits de Formule 1 à l’essor du tourisme et à l’image de marque d’une ville.
C’est d’autant plus d’actualité que Madrid a signé récemment un accord à long terme en vue d’accueillir le Grand Prix d’Espagne à compter de 2026, avec un nouveau circuit qui va encore accroître le prestige de la ville comme destination de choix pour le tourisme sportif.
Le Congrès, qui en est maintenant à sa troisième édition, s’impose fermement comme la plateforme mondiale de référence pour l’échange d’idées, la production de savoir et la promotion de projets innovants dans le domaine du tourisme sportif.
Avec plus de 300 participants déjà confirmés, le Congrès de cette année sera marqué par la présence d’un groupe varié d’orateurs et de leaders d’opinion. Le programme prévoit des séances de réseautage, allocutions de marque et activités parallèles afin de favoriser la collaboration et de renforcer les liens entre les acteurs publics et privés du tourisme sportif.
Le Moyen-Orient reçoit pour la première fois le Forum mondial sur le tourisme de gastronomie : à Bahreïn, des responsables politiques, experts du secteur et chefs réputés ont débattu de la durabilité et de l’autonomisation des communautés.
La neuvième édition du Forum mondial d’ONU Tourisme sur le tourisme de gastronomie (Manama, 18-19 novembre) a eu pour thème « Le tourisme de gastronomie, levier de diversification économique et d’inclusion ». Coorganisé par le Basque Culinary Center et accueilli par le Ministère du tourisme de Bahreïn, le Forum a reçu 500 délégués de 50 pays. Ce fut une rencontre marquante qui a mis en avant les traditions culinaires exceptionnelles de la région.
Pour l’occasion, Son Excellence Mme Fatima bint Jaffar Al Sairafi, Ministre du tourisme du Royaume de Bahreïn, a déclaré : « Nous sommes très fiers de recevoir la neuvième édition du Forum mondial d’ONU Tourisme sur le tourisme de gastronomie au Royaume de Bahreïn. La tenue de cette rencontre qui fera date traduit notre engagement de devenir un pôle de référence pour le tourisme de gastronomie au Moyen-Orient. C’est une occasion inédite d’avoir un échange de vues avec les experts internationaux et des leaders d’opinion afin de mettre en commun les analyses et les meilleures pratiques pour promouvoir la croissance durable dans le secteur de la gastronomie. Alors que nous explorons des approches novatrices pour améliorer notre offre culinaire, nous restons attachés à renforcer la diversification économique, la durabilité environnementale et la participation communautaire. Ensemble, mettons à profit cette possibilité d’innover, de collaborer et de façonner l’avenir du tourisme de gastronomie au profit de tous. »
Gastronomy tourism is a powerful tool for economic diversification and community empowerment, especially in regions like the Middle East, where culinary traditions are a unique strength.
Le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a souligné pour sa part, dans son allocution d’ouverture, la capacité transformatrice du tourisme de gastronomie : « Le tourisme de gastronomie est un outil performant de diversification de l’économie et d’autonomisation communautaire, surtout dans des régions telles que le Moyen-Orient où les traditions culinaires constituent un atout remarquable. En promouvant les politiques en faveur de l’inclusivité et de la durabilité, nous pouvons lui permettre d’exprimer tout son potentiel. »
Le Directeur général du Basque Culinary Center, Joxe Mari Aizega, a expliqué : « Cette édition du Forum mondial sur le tourisme de gastronomie qui se tient au Moyen-Orient pour la première fois représente une chance incomparable de montrer la façon dont le tourisme de gastronomie peut être un puissant catalyseur de diversification économique et d’inclusion sociale. Alors que la mondialisation s’intensifie, le respect de l’authenticité et de la diversité de la gastronomie locale s’impose comme un levier essentiel pour créer des destinations durables. Le moment est venu à présent de promouvoir les initiatives à l’appui de la croissance économique et de renforcer la structure sociale, la cohésion régionale et l’engagement envers la durabilité environnementale, pour que la gastronomie serve de passerelle entre les cultures et contribue à un développement équitable. »
Un Dialogue ministériel a réuni des représentants de haut niveau du monde entier, dont S. E. Mme Fatima J. Al Sairafi, Ministre du tourisme du Royaume de Bahreïn, S. E. Mme Christina Garcia Frasco, Ministre du tourisme de la République des Philippines, et S. E. M. Sultan AlMusallam, Ministre adjoint aux affaires internationales du Ministère du tourisme du Royaume d’Arabie saoudite. Les discussions ont mis en avant les politiques faisant profiter les populations locales des retombées bénéfiques du tourisme de gastronomie tout en contribuant à la diversification économique et à la compétitivité des destinations.
Il y a eu une table ronde consacrée au « Positionnement de la gastronomie arabe dans le monde » qui a étudié comment en faire un instrument de diplomatie culturelle. Des représentants de la Jordanie, du Koweït et du Qatar ont exposé des stratégies pour mettre les traditions culinaires arabes au service du renforcement des liens culturels et assurer au riche patrimoine de la région un vaste rayonnement dans le monde. Une autre table ronde portant sur l’identité culinaire a examiné la façon dont la gastronomie peut façonner les perceptions mondiales et renforcer l’image de marque des destinations.
Les exposés et les discussions ont fait intervenir des chefs mondialement connus, dont le Chef Sergio Torres, du restaurant Cocina Hermanos Torres en Espagne (trois étoiles Michelin), le Chef Deepanker Khosla (Thaïlande), lauréat du prix du restaurant durable parmi les 50 meilleurs restaurants d’Asie 2024, la Chef Alejandra Espinoza de l’Équateur et les chefs bahreïniens Nader Qannati et Abdel Hameed. Le Directeur général de The World’s 50 Best, Tim Brooke-Webb, a également participé au Forum et analysé l’influence que pouvaient avoir les classements dans le domaine de la gastronomie sur le tourisme et pour stimuler l’innovation culinaire à l’échelle mondiale.
De nouveaux Ambassadeurs d’ONU Tourisme pour le tourisme de gastronomie ont été désignés, notamment le Chef Diego Guerrero (Espagne) avec 2 étoiles Michelin, le Chef Rudolf Štefan (Croatie) 1 étoile Michelin et la Chef Tala Bashmi (Bahreïn).
La durabilité aussi a été au centre des discussions du Forum. Différentes séances et masterclass ont abordé la réduction du gaspillage alimentaire, l’économie circulaire et l’approvisionnement local. On y a souligné que l’adoption de pratiques durables en matière de tourisme de gastronomie permet non seulement de réduire l’impact sur l’environnement, mais aussi d’alimenter une croissance inclusive et d’améliorer la résilience des destinations.
Un autre axe important du Forum a été l’innovation. Meta a présenté les tendances futures du tourisme de gastronomie et organisé une masterclass sur la façon dont les réseaux sociaux et la technologie remodèlent le secteur.
Le Défi final de pitch de la quatrième édition du concours de start-up de tourisme de gastronomie d’ONU Tourisme a montré le potentiel créatif des jeunes entrepreneurs. Les start-up ont présenté des idées transformatrices pour façonner les politiques, perfectionner les pratiques et mobiliser les communautés grâce à des initiatives durables et extensibles. Le jury a désigné Agrojusto (Argentine) vainqueur, eu égard à sa contribution importante à l’avenir du tourisme de gastronomie.
Le Basque Culinary Center, en collaboration avec ONU Tourisme, a fait savoir dans une annonce spéciale qu’il décernerait trois bourses d’études pour suivre sa formation en ligne sur la conception d’expériences de tourisme de gastronomie, débutant en mars 2025. Ces bourses d’études visent à aider les professionnels du tourisme de gastronomie à avoir accès à des formations spécialisées. La période de dépôt des candidatures est ouverte jusqu’au 19 décembre 2024.
Plus de 50 pays ont apporté leur appui à une proposition qui fera date visant à intensifier l’action climatique dans le secteur du tourisme.
C’est la première fois dans l’histoire du sommet qu’a été programmée, durant la COP29, une Journée du tourisme, avec une première Réunion ministérielle consacrée au positionnement des politiques du tourisme à l’appui des objectifs nationaux pour le climat. À Bakou, les dirigeants publics et privés du secteur ont pris acte de l’importance de l’impact des changements climatiques sur le secteur du tourisme et de sa contribution aux émissions de gaz à effet de serre. Parallèlement, ils ont souligné la capacité que possède le tourisme de contribuer activement aux stratégies d’adaptation au climat et de régénération. Plus de 700 acteurs ont participé aux rencontres programmées lors de cette Journée du tourisme.
La première Réunion ministérielle a été présidée par M. Fuad Naghiyev, Président de l’Agence nationale du tourisme de la République d’Azerbaïdjan, et a bénéficié de la présence du Président de la COP29, S.E. M. Mukhtar Babayev, Ministre de l’écologie et des ressources naturelles de la République d’Azerbaïdjan, d’ONU Tourisme, du PNUE et de la CCNUCC.
À la COP29, le secteur du tourisme mondial a exprimé clairement son attachement à mener à bien une transformation positive en vue d’assurer un meilleur avenir pour notre planète
Le Secrétaire général d’ONU Tourisme, M. Zurab Pololikashvili, et la Directrice exécutive du PNUE, Mme Inger Andersen, ont insisté tous les deux sur la nécessité d’une approche fondée sur la science, en référence à de nouvelles études poussées ayant encore besoin d’un travail d’adaptation de l’université du Queensland, Membre affilié d’ONU Tourisme, qui portent à croire que le tourisme représente 8,8 % des émissions mondiales (à la fois directes et indirectes).
Dans son intervention, le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « Pour la première fois, le tourisme figure dans le Programme d’action de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. La première Réunion ministérielle sur l’intensification de l’action climatique dans le tourisme marque un tournant, en faisant converger les ambitions et les actes et en traduisant la vision en engagement. À la COP29, le secteur du tourisme mondial a exprimé clairement son attachement à mener à bien une transformation positive en vue d’assurer un meilleur avenir pour notre planète. »
La Réunion ministérielle a rassemblé 10 Ministres du tourisme (Azerbaïdjan, Bélarus, Brésil, Émirats arabes unis, Iran, Macédoine du Nord, Monténégro, République tchèque) et de l’environnement (Costa Rica et Maldives), cinq Vice-Ministres (Arabie saoudite, Kazakhstan, Ouzbékistan, République-Unie de Tanzanie et Türkiye) et l’Envoyée spéciale pour le Réseau du patrimoine climatique et Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour le patrimoine culturel, Royaume hachémite de Jordanie. Les Secrétaires d’État de la République de Moldova, du Portugal, de la Zambie et du Zimbabwe, ainsi que des représentants des États-Unis d’Amérique, de l’Indonésie, du Kenya, du Kirghizistan, de la Malaisie, d’Oman, du Qatar, du Sri Lanka et du Tadjikistan étaient aussi présents. L’Organisation du tourisme des Caraïbes et l’Organisation du tourisme du Pacifique ont prononcé des déclarations au nom de leurs membres (Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines et les Fidji, Nauru, République des Îles Marshall, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Îles Salomon, Tonga, Vanuatu). Le Conseil mondial des voyages et du tourisme et World Sustainable Hospitality Alliance ont également pris la parole et le Forum international des transports (OCDE) a fait une déclaration.
Les discussions de haut niveau ont débouché sur la signature par 52 gouvernements de la Déclaration de la COP29 sur l’intensification de l’action climatique dans le tourisme.
Les tables rondes de haut niveau ont réuni des experts universitaires, responsables politiques et représentants du secteur privé pour relever les ambitions climatiques du secteur du tourisme. La Directrice exécutive d'ONU Tourisme, Zoritsa Urosevic, a présenté le Cadre statistique des Nations Unies de mesure de la durabilité du tourisme, outil essentiel pour appuyer les ambitions du secteur en matière d'action climatique. Une allocution de marque a également traité de l'innovation dans le domaine du financement de l'action climatique.
La mesure du carbone a été discutée à quatre niveaux : à l'échelle mondiale, pour comprendre l'ampleur du défi ; à l'échelon national, pour étayer les politiques du tourisme et les aligner sur les objectifs climatiques ; au niveau des entreprises, pour assurer la responsabilité à l'égard du changement ; et au niveau de l'étiquetage des produits, pour que les consommateurs puissent faire des choix durables en connaissance de cause. L'amplification des efforts de mesure permettra de mener des interventions fondées sur des données factuelles, mais les experts signalent aussi un certain nombre de défis, comme les limites des améliorations d'origine technologique, le besoin de modèles d'exploitation innovants et l'importance cruciale d'un changement des comportements.
Les discussions relatives à l'adaptation et à la régénération ont souligné le potentiel qu'a le tourisme d'appuyer les stratégies d'adaptation climatique et de régénération, en évoquant le besoin de mécanismes de financement extensibles, d'instruments financiers innovants et d'approches reposant sur la collaboration. Des exemples d'interventions et de stratégies éducatives pour accompagner les transitions vers la durabilité ont été présentés. Globalement, divers exemples d'innovation et de collaboration ont illustré comment faire pour rattacher la décarbonation au financement, faire reposer les stratégies d'adaptation sur des données scientifiques et prendre appui sur les plans d'action climatique pour entraîner un changement.
L’initiative de la Déclaration de Glasgow sur l’action climatique dans le tourisme (une initiative dans le cadre du programme One Planet Sustainable Tourism) continue d’aller de l’avant : ce sont plus de 370 plans d’action qui ont été mis au point à ce jour par les 900 signataires de la Déclaration. L’essentiel à retenir du Rapport sur la mise en application de la Déclaration de Glasgow 2024 a été rendu public à la COP29 :
Durant la COP29, l'Agence nationale azerbaïdjanaise du tourisme et Minor International ont signé la Déclaration de Glasgow et 58 autres nouveaux signataires ont été annoncés, parmi lesquels Destination Canada, le Département du tourisme de la région de Samarcande (Ouzbékistan) et HOTREC (European Association of Hotels, Restaurants and Cafés), entre autres.
Dans le but de jeter les bases d'un mécanisme mondial de coordination et plateforme de partenariat, ONU Tourisme et l'Agence nationale du tourisme d'Azerbaïdjan ont signé la Lettre d'intention pour fixer un cadre aux fins de son établissement. Le partenariat assurera la continuité du processus dans le prolongement de la COP28 et jusqu'à la COP30 à Belém (Brésil) en 2025 et appuiera la transformation du secteur du tourisme pour l'inscrire dans un avenir bas carbone, durable et résilient.
Durant sa session, le Conseil exécutif d’ONU Tourisme s’est employé à faire avancer la transformation du secteur.
Les données les plus récentes d’ONU Tourisme montrent un secteur en bonne voie pour atteindre, d’ici la fin de l’année, 96 % de son niveau d’avant la pandémie. La cent vingt-deuxième session du Conseil exécutif a tourné le regard vers l’avenir en fixant comme priorités importantes les investissements et l’innovation. Des représentants de 47 pays ont participé à la session, dont 21 Ministres et Vice-Ministres du tourisme, aux côtés de partenaires stratégiques clé du secteur privé, de la société civile et du milieu de la finance internationale.
Le Secrétaire général d’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a ouvert la session en saluant l’exemple de la Colombie, qui mise sur le tourisme pour bâtir un meilleur avenir pour le pays et en particulier pour les groupes auparavant marginalisés, déclarant que « la Colombie a fait le choix d’investir dans le tourisme, pas les armes ou la guerre, et c’est le seul pays à avoir accueilli chaque grande rencontre d’ONU Tourisme, dont l’Assemblée générale à deux reprises, illustrant de manière éloquente la force du tourisme comme moteur du changement. »
Le Secrétaire général a présenté son rapport aux Membres dans lequel il a fait état des progrès accomplis depuis la dernière session du Conseil, en mettant cette fois encore spécialement l’accent sur les priorités communes : investir dans le tourisme, l’éducation et accélérer l’innovation dans l’ensemble du secteur.
la Colombie a fait le choix d’investir dans le tourisme, pas les armes ou la guerre, et c’est le seul pays à avoir accueilli chaque grande rencontre d’ONU Tourisme, dont l’Assemblée générale à deux reprises, illustrant de manière éloquente la force du tourisme comme moteur du changement
À Cartagena, les membres du Conseil exécutif ont fait avancer les plans destinés à assurer un secteur plus inclusif, plus résilient et tourné vers l'avenir, en insistant sur les aspects suivants :
Dans le cadre de la cent vingt-deuxième session du Conseil exécutif, ONU Tourisme a noué de solides partenariats pour continuer d'aller de l'avant autour d'objectifs partagés. Il y a eu une séance spéciale de réseautage des Membres affiliés d'ONU Tourisme sur le thème « Un tourisme pour demain : progresser vers les objectifs de développement durable » qui a rassemblé des représentants des destinations, des dirigeants du secteur privé et des acteurs de la société civile.
ONU Tourisme a révélé, durant la session du Conseil exécutif, les derniers villages en date à rejoindre le réseau en plein expansion des « Best Tourism Villages » : ce sont 55 destinations rurales supplémentaires qui ont reçu la distinction lors de l'édition 2024, eu égard à leurs efforts remarquables pour mettre à profit la capacité du tourisme d'offrir des débouchés pour la population locale, ainsi que de permettre la sauvegarde et la valorisation du patrimoine naturel et culturel.
De Caviahue-Copahue en Argentine au village maraîcher de Tra Que au Viet Nam, découvrez les 55 nouveaux villages touristiques distingués par ONU Tourisme.
Avec l’annonce par ONU Tourisme de ses ‘Best Tourism Villages’ 2024, les destinations rurales confirment leur rôle en tant qu’acteurs clés du tourisme durable et du développement communautaire.
En cette quatrième édition, 55 villages de toutes les régions ont été récompensés, parmi plus de 260 candidatures provenant de plus de 60 États membres d’ONU Tourisme. Vingt autres villages ont été choisis pour participer au programme de mise à niveau.
L'initiative des Best Tourism Villages met non seulement à l’honneur les réalisations remarquables de ces villages, mais aussi le pouvoir transformateur du tourisme
« Le tourisme est un outil essentiel d’inclusion, qui permet aux communautés rurales de préserver et de valoriser leur riche patrimoine culturel tout en stimulant le développement durable », a déclaré Zurab Pololikashvili, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies pour le tourisme (ONU Tourisme). « L'initiative des Best Tourism Villages met non seulement à l’honneur les réalisations remarquables de ces villages, mais aussi le pouvoir transformateur du tourisme. En tirant parti de leurs atouts uniques, ces communautés peuvent favoriser la croissance économique, promouvoir les traditions locales et améliorer la qualité de vie de leurs habitants. Nous célébrons les villages qui ont fait du tourisme une voie vers l’autonomisation et le bien-être de leur communauté, démontrant ainsi que les pratiques durables peuvent mener vers un avenir meilleur pour tous ».
Mise en place en 2021, l’initiative « Best Tourism Villages by UN Tourism » vise à promouvoir le rôle du tourisme dans les zones rurales, en préservant les paysages, la diversité culturelle, les valeurs locales et les traditions gastronomiques. Quant au réseau des ‘Best Tourism Villages’, il s’agrandit chaque année ; avec l’annonce de ses 75 nouveaux membres, ce sont désormais 254 villages qui composent la plus grande communauté de destinations rurales au monde.
L’initiative des Best Tourism Villages fait partie du Programme des Nations Unies pour le tourisme et le développement rural, qui vise à favoriser le développement et l’inclusion dans les zones rurales, à lutter contre le dépeuplement, à promouvoir l’innovation et l’intégration de la chaîne de valeur par le biais du tourisme et à encourager les pratiques durables.
Comme dans les éditions précédentes, les villages ont été évalués en fonction de neuf critères principaux :
L’initiative repose sur trois volets :
Les 55 ‘Best Tourism Villages by UN Tourism’ 2024 sont (par ordre alphabétique) :
Cette année, sept villages issus du programme de mise à niveau ‘Best Tourism Villages by UN Tourism’ ont été récompensés par la distinction de ‘Best Tourism Villages’. Dans le cadre du programme de mise à niveau, ces villages ont bénéficié d’un accompagnement qui leur a permis d’améliorer leur prestation dans les domaines d’évaluation auparavant moins bien notés. Ils ont ensuite pu poser leur candidature dans le cadre d’une procédure accélérée ; ils ont été retenus et ont obtenu la distinction de ‘Best Tourism Villages’.
Ces villages exceptionnels comprennent Capulálpam de Méndez (Mexique), Grand Baie (Île Maurice), Kalopanagiotis (Chypre), Pissouri (Chypre), Ruboni (Ouganda), Bo Suak (Thaïlande) et Trevelin (Argentine).
Les 20 villages sélectionnés pour participer au programme de mise à niveau cette année sont les suivants :
L’appel à candidatures pour la cinquième édition aura lieu au début de l’année 2025 ; les destinations rurales auront ainsi à nouveau l’occasion d’être une source d’inspiration avec leurs initiatives et d’obtenir une reconnaissance mondiale pour leur contribution au développement rural.
L’évaluation des candidatures en 2023 et 2024 a été confiée à un comité consultatif indépendant. La composition de ce comité multidisciplinaire pour 2023-2024 est la suivante :
Un remerciement spécial à feu Dr. Carmen Nibigira, experte en tourisme et hôtellerie, qui faisait partie du Comité consultatif pour la période 2023-2024. ONU Tourisme exprime ses sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
ONU Tourisme a engagé une autre initiative majeure pour assurer la prise en compte du secteur parmi les priorités d’action des Nations Unies, sous la forme d’un nouvel ensemble de données sur les emplois touristiques et d’éléments factuels plus solides à l’appui de la réalisation des objectifs de développement durable.
Le tourisme est capable de contribuer à la réalisation du Programme 2030 des Nations Unies, étant cité expressément dans l’ODD 8 sur la croissance économique et le travail décent, l’ODD 12 sur la consommation et la production durables, et l’ODD 14 sur l’exploitation durable des océans.
Plus particulièrement en ce qui concerne la promotion d’un tourisme durable qui crée des emplois (cible 8.9), le suivi mondial a porté essentiellement sur la contribution économique du tourisme d’après l’indicateur du « PIB touristique direct ». Le nouvel ensemble de données, lancé en partenariat avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), comblera un manque crucial de données sur le rôle du tourisme en tant que secteur pourvoyeur d’emplois partout dans le monde et pour bâtir un avenir plus durable.
Cet ensemble de données va permettre d’harmoniser et d’étoffer les données officielles que les deux organisations recueillent auprès des pays en prenant appui sur le Cadre statistique de mesure de la durabilité du tourisme entériné par les Nations Unies.
Le nouvel ensemble de données correspond à l’indicateur « Personnes employées dans les industries touristiques » qui a été approuvé par le Groupe d'experts des Nations Unies et de l'extérieur chargé des indicateurs relatifs aux objectifs de développement durable à sa quinzième réunion à Oslo (Norvège). C’est le résultat d’une proposition présentée par l’Autriche et l’Espagne (en qualité de co-Présidents du Comité des statistiques d’ONU Tourisme), par l’Arabie saoudite (en tant que Vice-Président du Comité des statistiques d’ONU Tourisme), la CARICOM, l’OIT et ONU Tourisme, dans le cadre de l’Examen d’ensemble du cadre mondial des indicateurs relatifs aux ODD.
Cet ensemble de données apporte, pour la première fois, un éclairage nouveau et plus complet sur les emplois touristiques et les principales caractéristiques des personnes employées dans le tourisme :
Les données sont accessibles dans la section des objectifs de développement durable de la base de données statistiques d’ONU Tourisme et fournissent des éléments d’analyse sur les emplois touristiques, pour étayer les politiques du tourisme et la prise de décision sur des questions telles que le progrès social, la création d’emplois et les stratégies en faveur du travail décent, la diversification économique ou la réduction de la pauvreté.
En plus de fournir des éléments utiles aux acteurs du tourisme, les nouvelles données présentent aussi de l’intérêt pour les ministères de l’emploi, des affaires sociales, de l’économie et de l’industrie, les représentants des travailleurs, le secteur privé et les chercheurs universitaires, aux fins de la prise en compte du tourisme dans les programmes d’action aux échelons mondial, national et local.