Le tourisme se développe dans un contexte d'incertitude | ONU Tourisme - actualités
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L’initiative des Best Tourism Villages by UNWTO (Meilleurs villages pour le tourisme selon l’OMT) est de retour pour sa deuxième année et s’impose de plus en plus comme le réseau mondial de référence pour le tourisme au service du développement rural.
Lancée en 2021, l’initiative des Best Tourism Villages by UNWTO vise à promouvoir et à renforcer le rôle du tourisme dans la sauvegarde des villages ruraux, y compris de leurs paysages, leur diversité naturelle et culturelle, leurs systèmes de savoir et leurs valeurs et leurs activités locales, dont la gastronomie. En parallèle, elle cherche à favoriser, pour développer le tourisme dans les destinations rurales, les approches porteuses de transformation et contribuant aux objectifs de développement durable (ODD).
I look forward to seeing examples of villages working to realize tourism’s unique potential to foster sustainability and create opportunities for all
À la suite du succès remporté par l’édition pilote en 2021, l’OMT annonce que les Best Tourism Villages sont de retour en 2022. En 2021, plus de 40 villages de plus de 30 pays des cinq régions du monde (sur plus de 170 candidatures) ont été reconnus comme Best Tourism Villages et 20 autres sélectionnés pour participer au programme de mise à niveau. À présent, les États membres de l’OMT sont invités cette fois encore à présenter des candidats par l’entremise de leurs administrations nationales du tourisme (ANT). La période de dépôt des candidatures sera ouverte jusqu’au 28 juin 2022 et les villages retenus seront annoncés à la fin de l’année.
L’initiative comporte trois volets :
Les candidatures seront évaluées par un conseil consultatif externe et indépendant composé d’experts de spécialités diverses d’après les neuf domaines d’évaluation couvrant les ressources naturelles et culturelles et les initiatives dans les trois dimensions de la durabilité – économique, sociale et environnementale.
Quand il a annoncé, lors de la quarante-huitième réunion de la Commission pour le Moyen-Orient au Caire, le lancement de la deuxième édition, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « Le tourisme ouvre d’immenses perspectives aux populations, partout dans le monde, pour monter de nouvelles entreprises, promouvoir et protéger leur culture. J’ai hâte de voir ces exemples de villages qui s’emploient à mettre à profit le potentiel incomparable qu’a le tourisme de favoriser la durabilité et de créer des débouchés pour tous. »
Parallèlement à cette annonce, la réunion de démarrage du réseau des Best Tourism Villages se tiendra en ligne le 30 mars 2022. Les plus de 60 membres actuels seront mobilisés pour en définir l’identité, les objectifs et l’approche. Le calendrier des activités au sein du réseau (formations, webinaires, masterclass, etc.) sera également étendu d’avril à décembre 2022. Le réseau s’agrandira en accueillant les nouveaux membres de l’édition 2022 des Best Tourism Villages et des éditions suivantes, dans l’optique de devenir le plus vaste réseau international sur le tourisme au service du développement rural.
Le tourisme international a poursuivi son redressement en janvier 2022, avec des résultats bien meilleurs que ce qui fut un début 2021 morose. Toutefois, l’invasion russe de l’Ukraine fait peser une pression supplémentaire sur le climat d’incertitude économique actuel, auquel s’ajoutent les nombreuses restrictions sur les voyages liées à la COVID toujours en place. La confiance, globalement, risque d’en pâtir, freinant la reprise du tourisme.
D’après les dernières données disponibles, les arrivées de touristes internationaux dans le monde ont plus que doublé (+130 %) en janvier 2022 par rapport à 2021. Il y a eu 18 millions de visiteurs supplémentaires à l’échelle mondiale en ce premier mois de l’année, soit l’équivalent de l’augmentation totale enregistrée sur l’ensemble de l’année 2021.
Ces chiffres viennent confirmer la tendance positive déjà enclenchée l’an dernier, mais le rythme du redressement en janvier a souffert de l’apparition du variant Omicron et de la réintroduction de restrictions sur les voyages dans différentes destinations. Après la baisse de 71 % de 2021, les arrivées internationales au mois de janvier 2022 restaient inférieures de 67 % aux niveaux d’avant la pandémie.
Toutes les régions ont connu un net rebond en janvier 2022, même si c’est rapporté aux bas niveaux de début 2021. L’Europe (+199 %) et les Amériques (+97 %) ont continué d’afficher les plus forts résultats, avec des niveaux d’arrivées internationales restant encore d’environ la moitié de ceux d’avant la pandémie (-53 % et -52 %, respectivement).
Le Moyen-Orient (+89 %) et l’Afrique (+51 %) ont enregistré aussi en janvier 2022 une progression par rapport à 2021, mais qui représente une chute de 63 % et de 69 %, respectivement, par rapport à 2019. L’Asie-Pacifique affichait une croissance interannuelle de 44 %, mais plusieurs destinations demeuraient fermées aux voyages non essentiels d’où la plus forte chute observée des arrivées internationales par rapport à 2019 (-93 %).
Par sous-région, c’est l’Europe occidentale qui obtenait les meilleurs résultats, avec quatre fois plus d’arrivées en janvier 2022 qu’en 2021, mais 58 % de moins qu’en 2019. De plus, les Caraïbes (-38 %) et l’Europe méridionale et méditerranéenne (-41 %) affichaient les plus forts taux de reprise par rapport aux niveaux de 2019. Ce sont des îles des Caraïbes et d’Asie-Pacifique et de petites destinations d’Europe et d’Amérique centrale qui ont eu la meilleure performance par rapport à 2019 : les Seychelles (-27 %), la Bulgarie et Curaçao (-20 % toutes les deux), El Salvador (-19%), la Serbie et les Maldives (-13 % toutes les deux), la République dominicaine (-11 %), l’Albanie (-7 %) et l’Andorre (-3 %). La Bosnie-Herzégovine (+2 %) a même fait mieux qu’avant la pandémie. Parmi les plus grandes destinations, la Turquie et le Mexique ont connu une baisse de 16 % et 24 % respectivement par rapport à 2019.
Après la chute sans précédent de 2020 et 2021, le tourisme international devrait poursuivre son redressement progressif en 2022. Au 24 mars, 12 destinations n’avaient pas de restrictions liées à la COVID-19 en place et de plus en plus de destinations étaient en train d’assouplir ou de lever les restrictions sur les voyages, permettant ainsi à la demande comprimée de s’exprimer.
La guerre en Ukraine pose de nouveaux défis pour l’environnement économique mondial et risque de faire obstacle au retour de la confiance à l’égard des voyages dans le monde. Les marchés émetteurs des États-Unis d’Amérique et d’Asie, qui ont commencé à s’ouvrir, pourraient en subir tout particulièrement les effets, surtout en ce qui concerne les voyages à destination de l’Europe, car ce sont des marchés historiquement plus réfractaires au risque.
La fermeture des espaces aériens ukrainien et russe et l’interdiction visant les transporteurs russes dans de nombreux pays européens pèsent sur les voyages intra-européens. De plus, elles obligent à des détours sur les vols long-courrier entre l’Europe et l’Asie de l’Est, faisant augmenter la durée de vol et les coûts. La Fédération de Russie et l’Ukraine représentaient un total combiné de 3 % des dépenses mondiales au titre du tourisme international en 2020 et au moins 14 milliards d’USD de recettes du tourisme mondial pourraient être perdus si le conflit devait se prolonger. Ces deux marchés sont importants pour les pays voisins, mais aussi pour les destinations « mer et soleil » d’Europe. Le marché russe avait aussi pris un poids considérable pendant la pandémie pour les destinations lointaines telles que les Maldives, les Seychelles ou le Sri Lanka. En tant que destinations, la Fédération de Russie et l’Ukraine représentaient 4 % du total des arrivées internationales en Europe mais seulement 1 % des recettes du tourisme international de l’Europe en 2020.
Il est trop tôt pour évaluer l’impact, mais on a observé au niveau des recherches de vols et des réservations par divers canaux un ralentissement la semaine après l’invasion, suivi d’un rebond début mars.
Il est certain que l’offensive fera peser une pression supplémentaire sur un environnement économique déjà difficile, sapant la confiance des consommateurs et augmentant l’incertitude autour des investissements. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que la croissance économique mondiale pourrait être inférieure de plus de 1 % cette année à la projection établie avant, tandis que l’inflation, déjà élevée au début de l’année, pourrait être supérieure d’au moins 2,5 %. L’OMT relève que la flambée récente des cours du pétrole (le baril de Brent a atteint son plus haut niveau en 10 ans) et la montée de l’inflation font que les services d’hébergement et de transport sont plus chers et accentuent la pression sur les entreprises, le pouvoir d’achat des consommateurs et l’épargne.
Ces prévisions cadrent aussi avec l’analyse des conséquences potentielles du conflit sur la reprise économique mondiale et la croissance qui a été faite par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), laquelle a aussi revu à la baisse ses projections de croissance économique mondiale en 2022 de 3,6 % à 2,6 %, alertant que, dans ce ralentissement, les pays en développement seront les plus vulnérables.
La onzième édition du Congrès mondial sur le tourisme de neige et de montagne a débouché sur un engagement partagé d’accorder une place centrale à l’innovation et de promouvoir l’investissement dans les infrastructures vertes et les expériences de voyage à faible impact.
Le Congrès, qui se tenait dans le cadre de l’Année du développement durable dans les régions montagneuses proclamée par les Nations Unies, a été axé sur la reprise du tourisme et une conception de l’avenir attachée à comprendre les besoins du touriste et à préserver les ressources naturelles et culturelles. Le Congrès a aussi abordé la question du bien-être des populations des régions de montagne et d’autres sujets comme l’innovation, la durabilité et la transformation numérique.
Nous pouvons faire voir au monde entier que le tourisme est uni, et que notre secteur peut apporter des réponses et créer la confiance dont nous avons tous besoin en cette époque si difficile
Au cours de sa visite officielle en Andorre, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a rencontré le Premier Ministre, Xavier Espot Zamora, et la Ministre des affaires étrangères, Maria Ubach Font, pour débattre du partenariat existant et identifier encore d’autres pistes de collaboration à l’avenir. Au Congrès, M. Pololikashvili a souligné la capacité incomparable que possède le secteur d’être une source d’espoir dans les périodes difficiles : « Nous pouvons faire voir au monde entier que le tourisme est uni, et que notre secteur peut apporter des réponses et créer la confiance dont nous avons tous besoin en cette époque si difficile. »
Le Premier Ministre, Xavier Espot Zamora, a déclaré : « Le Congrès mondial sur le tourisme de neige et de montagne qui se tient tous les deux ans en Andorre est un excellent forum pour débattre du développement durable du tourisme. Notre pays est très actif sur les projets pour améliorer la qualité des services touristiques, diversifier l’offre et assurer une expérience optimale pour les touristes. »
Plus de 400 participants en provenance de 23 pays étaient réunis en Andorre pour cette rencontre organisée tous les deux ans et depuis le début en partenariat avec l’OMT. Ont participé au Congrès cette année des acteurs publics et privés ainsi que les Ambassadeurs auprès de l’Andorre ou de l’Espagne de Cabo Verde, de la Bulgarie, de la France, de Guinée-Bissau, du Kazakhstan, de l’Espagne et de l’Arabie saoudite, témoignant de l’importance et des possibilités de coopération dans ce domaine. Plus de 200 participants se sont aussi connectés à distance. On citera notamment, parmi les intervenants, Atout France, le chef andorran étoilé au guide Michelin Jordi Grau, Slow Food Travel, le Basque Culinary Centre (BCC), Adventure Travel Trade Association (ATTA), Huttopia, Intrepid Travel, Tourism Declares a Climate Emergency, le Cluster Montagne en France et une série de start-up.
Le Ministre andorran du tourisme, Jordi Torres Falcó, a conclu : « Comme nous avons pu le constater ces deux derniers jours, ce n’est qu’ensemble et en créant des synergies que l’on pourra affermir la reprise du tourisme en l’inscrivant dans une perspective durable dans ses trois dimensions – environnementale, sociale et économique. »
La table ronde de haut niveau sur les politiques du tourisme de montagne a rassemblé les Ministres et Secrétaires d’État au tourisme d’Andorre, de la Grèce, de l’Italie, du Kazakhstan, de l’Espagne et de la Slovénie. On y a souligné l’importance d’avoir une gouvernance adéquate et solide mobilisant les différents niveaux de l’administration et le secteur privé, de combattre les changements climatiques et d’investir dans les infrastructures.
Parallèlement, la promotion et le développement de la gastronomie et du bien-être sont apparus comme les grandes priorités pour l’avenir du tourisme de montagne. Parmi les autres recommandations du Congrès figure la nécessité d’assurer un suivi du tourisme de montagne et de son impact, pour mieux gérer les ressources et la production de déchets, en respectant la capacité de charge des destinations et en autonomisant les populations des régions de montagne.
Le Sommet a été l’occasion pour la direction de l’OMT de visiter Ordino, qui vient d’être intégré au programme de mise à niveau des « Meilleurs villages pour le tourisme selon l’OMT ». Le Secrétaire général, M. Pololikashvili, y a rappelé que le tourisme peut servir de moteur du développement rural et promouvoir la valorisation et la préservation de la culture et des valeurs locales.
Le Conseil exécutif de l'OMT a décidé de tenir une Assemblée générale extraordinaire de l'OMT pour examiner la question de la suspension de l'adhésion de la Fédération de Russie. La toute première Assemblée générale extraordinaire de l'OMT sera convoquée dans les prochains jours. C'est la première fois dans l'histoire de l'OMT que le Conseil exécutif se réunit pour examiner une demande visant à envisager la suspension d'un Membre de l'Organisation.
Tenu à Madrid à la demande de plusieurs membres de l'OMT, le Conseil exécutif s'est réuni alors que les actions unilatérales menées par la Fédération de Russie font l’objet d’une préoccupation et d’une condamnation au niveau mondial.
« La guerre n'est jamais une solution ! Que ce soit aujourd’hui ou demain ! Mais il est évident que tout le monde n'adhère pas à cet idéal », a déclaré le Secrétaire général de l'OMT, Zurab Pololikashvili. Et il a ajouté : « C'est pourquoi la voix de l’OMT - et la mienne, porte-parole de l'Organisation - doit s’exprimer haut et fort : si vous êtes Membre de l’OMT, vous vous engagez à respecter nos règles. Et vous devez adhérer à nos valeurs. Lorsque les Membres vont à l'encontre de nos objectifs, il doit y avoir des conséquences. »
La guerre n'est jamais une solution ! Que ce soit aujourd’hui ou demain ! Mais il est évident que tout le monde n'adhère pas à cet idéal
L'agression de l'Ukraine n’est pas compatible avec la Charte des Nations Unies, et elle contrevient à l'objectif fondamental de l'OMT, tel qu'il est inscrit à l'article 3 de ses Statuts, « qui est est de promouvoir et développer le tourisme en vue de contribuer à l’expansion économique, à la compréhension internationale, à la paix, à la prospérité ainsi qu'au respect universel et à l’observation des droits de l’homme », ce sont des principes fondamentaux de l’Organisation.
L'OMT soutient pleinement la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies et le vote du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. La souveraineté, l'indépendance politique et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues, doivent être maintenues et l'appel des Nations Unies à une résolution pacifique du conflit doit être suivi.
La semaine dernière, l'Assemblée générale des Nations Unies a voté à une écrasante majorité en faveur d'une résolution exigeant que la Russie « retire immédiatement, complètement et inconditionnellement toutes ses forces militaires du territoire de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues ». L'Assemblée générale des Nations Unies a réaffirmé l'importance primordiale de la Charte des Nations Unies dans la promotion du droit entre les nations.
La semaine dernière également, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a condamné les actions de la Fédération de Russie « dans les termes les plus énergiques possibles ». Ses membres ont voté en faveur de la création d'une commission spéciale chargée d'enquêter sur les violations présumées des droits de l'homme, y compris de possibles crimes de guerre en Ukraine.
Conformément à ses Statuts, l'Assemblée générale de l'OMT a seule la responsabilité souveraine de décider de la suspension de la qualité de membre de tout État membre, si elle constate que ce dernier persiste dans une politique contraire aux objectifs fondamentaux de l'Organisation, tels que consacrés par l'article 3 de ses Statuts.
L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a convoqué une session d’urgence de son Conseil exécutif suite à l’invasion de l’Ukraine par la Fédération de Russie. La session aura lieu à Madrid le 8 mars.
Ayant reçu les demandes du Colombie, Guatemala, de la Lituanie, de la Pologne, de la Slovénie et de l’Ukraine de suspendre la Fédération de Russie de sa qualité de membre de l’OMT, le Secrétaire général de l’OMT a convoqué une session d’urgence du Conseil exécutif pour traiter cette question, conformément à l’article 3.4 du Règlement intérieur du Conseil. La décision a été prise à l’issue de consultations entre le Secrétaire général et le Président du Conseil exécutif (Côte d’Ivoire).
La session en présentiel du Conseil se tiendra le 8 mars à Madrid. C’est la première fois dans l’histoire de l’Organisation que le Conseil exécutif examinera une demande de cet ordre.
L’article 3 des Statuts de l’OMT dispose que les buts fondamentaux de l’Organisation sont « de promouvoir et de développer le tourisme en vue de contribuer à l’expansion économique, à la compréhension internationale, à la paix, à la prospérité ainsi qu’au respect universel et à l’observation des droits [de l’homme] ».
L’OMT condamne catégoriquement les actions de la Fédération de Russie, relevant qu’elles portent clairement atteinte à la souveraineté de l’Ukraine et à son intégrité territoriale et qu’elles sont contraires aux principes consacrés par la Charte des Nations Unies et par les Statuts de l’OMT.
Onzième Congrès mondial sur le tourisme de neige et de montagne les 23-24 mars
« Un nouveau regard sur l’avenir » : c’est le thème de la onzième édition du Congrès mondial sur le tourisme de neige et de montagne qui se tiendra les 23 et 24 mars en Andorre, avec plus de 20 orateurs internationaux pour explorer les solutions innovantes pour développer le tourisme de neige et de montagne sur un mode durable. C’est ce qui a été annoncé aujourd’hui à la conférence de presse à Madrid à laquelle ont participé le Directeur du tourisme du Gouvernement andorran, Sergi Nadal, et la Directrice exécutive de l’Organisation mondiale du tourisme, Zoritsa Urosevic.
Sont attendus, pour cette édition, plus de 300 professionnels du secteur du tourisme, des professionnels de premier plan et de nombreux représentants d’institutions. Au cours de ces deux journées, ils débattront de questions telles que la reprise du secteur, le développement durable, l’accélération de la numérisation, la demande d’expériences plus locales, authentiques et durables, la préservation des ressources ou l’investissement dans l’innovation, entre autres. On comptera, parmi les participants, Damien Zisswiller, Directeur Ingénierie et développement des territoires chez Atout France ; Leigh Barnes, Responsable de la communication d’entreprise chez Intrepid Travel ; Michele Rumiz, Directeur de Slow Food Travel ; Jeremy Smith, Co-fondateur de Tourism Declares Climate Emergency ; et Jordi Grau, chef du restaurant Ibaya.
Organisé par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le Gouvernement andorran et la Municipalité de Canillo, le Congrès s’inscrit dans le contexte de la célébration de l’Année internationale du développement durable dans les régions montagneuses proclamée par les Nations Unies.
Lors de la conférence de presse, la Chef du département Analyse du marché du tourisme et compétitivité, Sandra Carvao, a fait observer : « Cette période marquée par de nouveaux défis est l’occasion de repenser la contribution du tourisme au développement des régions de montagne. Ensemble, nous devons trouver des solutions concrètes offrant des débouchés et produisant des retombées positives pour les populations, qui s’appuient sur la durabilité et l’innovation de façon à garantir un équilibre avec le milieu, fragile, des régions de montagne. »
Sergi Nadal, Directeur du tourisme du Gouvernement andorran, a assuré que « la dynamique de la transformation numérique pour relancer le tourisme est fondamentale pour l’avenir du secteur. Cette année, dans le droit fil de cet objectif, le Congrès va rassembler des professionnels de renommée internationale pour mettre en commun les données d’expérience et les nouveaux modèles promus partout dans le monde ». M. Nadal a mis en avant le rôle stratégique de l’Andorre et souligné que, « pour le pays, et en particulier pour la paroisse de Canillo qui l’accueille, c’est un plaisir de recevoir une année encore cette rencontre qui est une référence pour le secteur du tourisme et tout spécialement pour le tourisme de neige et de montagne. »
L’inauguration de la onzième édition du Congrès mondial sur le tourisme de neige et de montagne réunira le Chef du Gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, et le Maire de Canillo, Francesc Camp Torres.
Il y aura, au programme du Congrès, une table ronde de haut niveau pour débattre de la reprise et se projeter vers l’avenir des destinations de montagne, qui servira de cadre pour rallier les acteurs de tous horizons et de toutes les branches d’activité aux politiques et aux actions à engager. Le débat sur les politiques nécessaires pour faire progresser le tourisme de montagne réunira le Secrétaire d’État espagnol au tourisme, M. Fernando Valdés, le Ministre andorran du tourisme et des télécommunications, M. Jordi Torres Falcó, le Secrétaire d’État au Ministère du développement économique et de la technologie de la Slovénie, M. Simon Zajc, et la Vice-Ministre du tourisme de la Grèce, Mme Sofia Zacharaki.
Les principaux sujets seront abordés dans le cadre de quatre séances consacrées à la transformation numérique et le tourisme de demain ; la gastronomie et la consommation responsable ; les expériences innovantes dans les destinations de montagne ; et les attentes croissantes des consommateurs en ce qui concerne la durabilité des destinations. En outre, dans le contexte du Congrès, l’OMT présentera avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) le rapport publié récemment sur le tourisme de montagne durable.
Congrès mondial sur le tourisme de neige et de montagne
Cette initiative des sept municipalités et du Gouvernement d’Andorre, avec l’OMT, répond à la volonté d’offrir un espace de débat permanent sur le développement et la durabilité du tourisme dans les zones de montagne. La première édition de ce congrès organisé tous les deux ans a eu lieu en 1998 à Escaldes-Engordany et, depuis, chaque édition est accueillie par une paroisse différente.
Un nouvel ensemble de lignes directrices va aider à la fois les pouvoirs publics et les entreprises à mieux répondre aux besoins des femmes du secteur du tourisme.
Publiées par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), ces lignes directrices ont été élaborées avec le soutien du Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et d’ONU-Femmes. Elles visent à assurer un relèvement inclusif et résilient des impacts de la pandémie. Sachant que les femmes ont été touchées de manière disproportionnée par les pertes d’emploi et qu’elles représentent une grande part de la main-d’œuvre du secteur du tourisme, avec une plus forte concentration dans les emplois les moins qualifiés et les moins bien rémunérés, les Lignes directrices partent du principe que les plans de relance et de redressement du secteur doivent répondre à leurs besoins spécifiques.
Le tourisme a démontré être un véritable fer de lance de l’égalité des sexes ; avec ces nouvelles lignes directrices, les pouvoirs publics et les entreprises vont pouvoir mettre à profit la force du secteur comme moteur de l’autonomisation des femmes alors que le monde est en train de s’ouvrir à nouveau
Le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « La reprise du tourisme doit être générale et ses retombées profiter à tous. Le tourisme a démontré être un véritable fer de lance de l’égalité des sexes ; avec ces nouvelles lignes directrices, les pouvoirs publics et les entreprises vont pouvoir mettre à profit la force du secteur comme moteur de l’autonomisation des femmes alors que le monde est en train de s’ouvrir à nouveau. »
Les Lignes directrices à l’usage des acteurs publics offrent des outils spécifiques pour aider les institutions touristiques aux échelons national, régional, local et autres et sont axées sur les politiques, les programmes et les grandes thématiques du secteur du tourisme. Parallèlement, la Stratégie pour les acteurs privés vise à aider les entreprises touristiques, de tous types et de toutes tailles, à mettre en place des stratégies et des programmes efficaces et cohérents en faveur de l’égalité femmes-hommes dans l’ensemble de leur activité.
Ces lignes directrices publiées récemment pour la prise en compte de la dimension de genre s’inscrivent dans le prolongement du travail mené par l’OMT dans le domaine de l’autonomisation des femmes. Elles cadrent avec une tendance de plus en plus forte dans le secteur du tourisme à agir pour combattre les inégalités entre les sexes. Ces lignes directrices viennent s’ajouter à un nombre croissant d’initiatives apparentées comme les Principes d’autonomisation des femmes ou encore la reddition de comptes sur les questions d’environnement, de société et de gouvernance (ESG).
De plus, les Lignes directrices énoncent des recommandations concrètes destinées à soutenir les pouvoirs publics dans leur action pour atteindre les objectifs de développement durable (en particulier l’objectif 5 – Égalité des sexes et autonomisation des femmes) et les objectifs des traités internationaux relatifs aux droits des femmes comme les conventions de l’OIT nº100, 111, 156, 183 et 190 ou la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.
L’OMT invite toutes les parties intéressées à participer le 16 mars à 15 heures (heure d’Europe centrale) à un webinaire spécial de présentation des lignes directrices, avec des interventions d‘acteurs majeurs du secteur. On y expliquera ce que recouvre exactement la prise en compte de la dimension de genre et pourquoi c’est important dans le tourisme, surtout pour les acteurs publics et privés. Le webinaire sera retransmis en direct sur la chaîne YouTube de l’OMT.